L'ASSE=l'Union national et le fou a André Arthur?

Tout le reste...

Messagede BlacKGuarD le Mar Mar 04, 2008 2:16 am

Méchant Frankie. Tu me piques mon idée, regarde plus haut:
BlackGuard a écrit:Mais de plus en plus, je me rends compte que t'es bel et bien timbré. Vraiment, gravement. Et ça, c'est beau, Ça enrichit magistralement le forum. T'es dans une classe à part.

J'ai un dîner à te proposer avec quelques amis, ça te tente? :Roll:

:D

C'était évidemment une référence au fameux dîner de cons. :P
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Messagede militant sans banière le Mar Mar 04, 2008 12:08 pm

La national-bolchévisme va se développer en Allemagne à partir d'une ambiguïté fondamentale :

Pour certains, il s'agit avant tout de l'expression d'une stratégie géopolitique d'alliance entre l'Allemagne et la Russie devenue l'URSS. Soit la poursuite d'un très ancien courant géopolitique allemand, basé sur des intérêts convergents tels l'étouffement de la Pologne, un certain antisémitisme, le mépris d'un Occident décadent alors que les jeunes peuples de l'Est incarneraient l'avenir de l'Europe, etc. L'antique fascination prussienne pour l'Est se combine également avec des intérêts immédiats nés des événements de 1917-1918.
Pour d'autres, il s'agit d'une véritable convergence idéologique entre le nationalisme et le bolchévisme, notamment facilitée par des valeurs communes (notion de lutte populaire, antilibéralisme, anticapitalisme, etc.).


L'expression révolution conservatrice fut popularisée en 1927 par Hugo von Hofmannsthal dans un discours sur les Lettres comme espace spirituel de la nation.

La révolution conservatrice, ce « préfascisme allemand » selon l'expression de Louis Dupeux, est ce mouvement qui, en Allemagne entre les deux guerres, précède le nazisme ; tous les historiens ne sont pas d'accord sur les liens entre fascisme, nazisme et révolution conservatrice : Louis Dupeux, déjà cité, propose une synthèse des différents point de vue en affirmant que, si dans une certaine mesure la révolution conservatrice a "préparé" le nazisme, elle n'y est aucunement assimilable. Stefan Breuer est moins convaincu de l'existence d'un lien direct entre Révolution conservatrice et nazisme. Elle s'en distingue notamment par la variété des courants qui s'y rattachent (Jünger, Schmitt et Niekisch ne partagent absolument pas la même vision du monde), mais aussi, entre autres, par l'intérêt apporté à l'individu et au particulier. Synthèse étrange qu'indique son appellation, ce mouvement est la fois conservateur en ce qu'il déplore et critique du même geste le déclin de la civilisation et les effets de la modernité aveugle à elle-même, et en même temps révolutionnaire car il ne s'agit pas seulement de prôner un retour à une tradition : sa critique s'énonce d'un point de vue radical et révolutionnaire dans la mesure où son engagement est antibourgeois, antidémocratique et antilibéral.

Ce mouvement fut un vaste laboratoire d'idées dont le nazisme va s'inspirer dans une certaine mesure. L'étude de cette nébuleuse permet à l'historien de la révolution conservatrice qu'est Louis Dupeux, de distinguer deux courants qui s'enracinent dans la même idéologie et partagent la même haine de la démocratie et des valeurs libérales, mais qui divergent cependant par leur style, comme sur l'idée de l'Allemagne nouvelle que souhaitent ses promoteurs - dans leur vocabulaire : l'Allemagne régénérée décrite face à l'Allemagne dégénérée.

La révolution conservatrice à la fois prolonge et se distingue du traditionalisme allemand imprégné de la pensée de la décadence et du déclin (Kulturpessimismus). Elle est réactionnaire en politique, et pourtant volontariste et activiste. Elle a pour projet d'inventer un ordre politique nouveau d'où renaisse la civilisation sur son déclin. La figure de proue de cette nébuleuse idéologique est un écrivain berlinois, Arthur Moeller van den Bruck. Volontiers classé parmi les littérateurs décadents avant 1914 par l'historien Walter Laqueur, il incarne, après la guerre, cette contre-culture d'une droite convaincue qu'il faut renverser les constructions intellectuelles qui minent l'Allemagne depuis les Lumières. Son ouvrage, Le IIIe Reich (Das Dritte Reich), publié en 1922, se veut à la fois révolutionnaire, socialiste et prolétaire - révolutionnaire, au sens des jeunes nations ou encore des nations prolétaires, thèmes venus du fascisme italien et plus précisément d'un de ses prédécesseurs, Corradini. Moeller van den Bruck met en forme une doctrine de l'impérialisme social, réactionnaire et conservateur. Une langue de l'enthousiasme volontaire et vitaliste est mise en œuvre au service d'un projet d'expansion.

L'autre grand penseur de la révolution conservatrice est Oswald Spengler, auteur du Déclin de l'Occident. La philosophie de l'histoire qui est la sienne relève d'une conception organique des civilisations. Seule l'Allemagne peut assurer l'avenir de l'Occident, comme Rome autrefois reprit et releva l'héritage grec. Mais cet Empire germanique ne réussira à s'imposer qu'à condition de réconcilier les ouvriers et les conservateurs (in Socialisme et prussianisme, 1920).

Cette mouvance de la révolution conservatrice comprend aussi les frères Jünger ainsi que Carl Schmitt, le grand juriste catholique, dont on sait qu'il rejette l'État libéral, et fait de la politique d'abord l'art de distinguer l'ami de l'ennemi (c'est-à-dire celui à qui on fait la guerre). Schmitt, contre la tradition du droit et de la philosophie politique classiques, fait de la politique une guerre, c'est-à-dire qu'il la définit explicitement de manière contraire à la définition qu'en donnait Clausewitz, le théoricien de la guerre, à savoir : « la guerre est la poursuite de la politique par d'autres moyens ».

Autre figure importante encore, Ernst Niekisch, fondateur du national-bolchévisme, un ancien social-démocrate de tendance communiste, admirateur de la Russie stalinienne et fasciné par sa capacité à réaliser la « mobilisation totale », thème qui aura un grand avenir comme on sait, y compris via Ernst Jünger. Louis Dupeux recense la très importante activité de ces néoconservateurs, à savoir qu'ils produisent d'une part un nombre impressionnant de revues et publications (plusieurs centaines), et fondent près de quatre cents organisations, qui vont des formations paramilitaires aux ligues, ainsi que de multiples cercles exerçant une influence considérable sur la droite classique, via, par exemple, le « club des Seigneurs » (Herrenklub).

Et non, je fais pas de maquetes, c'est plutôt vous que j'aimerais invité à mon diner de con. Vous pouvez rire, vous me faites rire de toute façon et que la force soit avec vous en vous en nous et pour nous.

Et je n'ai jamais dit que je faisais du trollisme, mais que ceux qui me répondaient faisaient EUX, volontairement du trollisme en déformant mes propos d'une manière assurément très vulgaire digne d'un repas moyen âgeux.

Si vous voulez faire une chasse aux sorcières surle forum de l;'ASSÉ, ça pourrait être drôle, ce serait vraiement trash à fond lol. Continuez, j'aime bien philosopher avec vous, jeunes demoiseaux et demoiselles collégiennes qui ont fait deux ou trois cours de philo.
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Messagede BlacKGuarD le Mar Mar 04, 2008 1:20 pm

Ah, le national-bolchévisme, maintenant.

Est-ce un dérivé du Parti Québécois?

:roll:

Note: T'as pris ça où le dernier texte que t'as copié, parce qu'il manque de fautes pour que ça vienne de toi.
Note 2: Une révolution conservatrice, ce serait bien davantage l'Iran de 1979 qu'un quelconque mouvement proto-fasciste non-révolutionnaire.
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Messagede démon_néolibéral le Mar Mar 04, 2008 3:24 pm

Quelqu'un peut m'expliquer le lien entre la révolution conservatrice en Allemagne, le conservatisme au Canada et l'ASSE??? À part le nom, le conservatisme Allemand est pas très très semblable au conservatisme Canadien.
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Messagede Frankie_Boy le Mar Mar 04, 2008 11:59 pm

MSB est entrain d'essayer de rapprocher Mussolini, Hitler et l'ASSÉ.

Pour ce qui est du national-bolchévisme, a la limite que tu appeles ca du national-socialisme, ca peut passer, mais la, c'est du n'importe quoi! Hitler et Mussolini ne voulait pas être directement associé a Lénine, faut pas avoir lu grand chose sur la première et la 2 ème Guerre pour dire des énormités.

La stratégie des Hitler et Mussolini était de tenter de rallier la gauche et la droite avec leur démagogie, planchant d'un côté sur le racisme, avec les arguments nationalistes et de l'autre aller chercher la gauche en justifiant que la pauvreté était dû, non sans raison, entre autre a la France, mais ils diront aussi que c'était la faute des juifs. En Italie on invoquera la puissance d'antan, retrouvé la gloire de l'ancien empire romain.

Ceci dit MSB essaye de faire croire que l'ASSÉ est conservatrice, alors que les fédés elles! Wow! Elles sont progressistes, puisque dans sa définition du progrès, il faut changer d'idée a toutes les années que les idées aillent dans le sens d'un progrès social ou pas! bravo MSB, tu as bien assimiler le concept du progressisme, surtout que dans le monde politique progressisme égale nécessairement, progrès social et donc de gauche ce que, on l'admettera tous et toutes ici, l'ASSÉ est pas mal plus que les corpos fédératifs...
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Messagede démon_néolibéral le Mer Mar 05, 2008 12:43 pm

Selon les définitions officielles politiques, effectivement, l'ASSE est du côté des progressistes. Les fédés, elles, sont beaucoup plus difficile à définir mais je ne dirais pas qu'elles ne sont pas progressistes du tout.
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