Panurge a écrit:Je crois cependant en l'égalité à l'accès aux moyens de production de la richesse, à l'égalité des chances. Il est injustifiable à mes yeux que certains «aient du capital à investir en actions et d'autres non».
Pourquoi ?
L'inégalité des chances provoque l'inégalité de l'accès à la richesse désirée individuellement. Cette inégalité même est en partie à l'origine de nombreux problèmes sociaux qui pour moi, par pure principe et par valeurs, sont injustifiables.
Je crois finalement que la manière de venir à bout de ces problèmes sociaux n'est pas de mettre un plaster comme le fait actuellement la charité ou dans certains cas l'État. Je crois plutôt que la solution est de donner directement aux gens les moyens tant éducatif que financier de faire la richesse désirée et non pas de leur donner la richesse en elle-même sans effort. Cela est une mesure concrète pour permettre l'éclosion de plus de projets économiques, ce qui améliorerait de facto la concurrence. Maintenant, est-ce que l'opposition entre concurrence et État est si clair que cela? Un cher ami ne suggère-t-il pas si bien le contraire:
«Il faut certes faire intervenir l'autorité chaque fois qu'il est impossible de faire fonctionner la concurrence, mais cela ne prouve pas qu'il faille supprimer la concurrence quand on peut la faire fonctionner. L'État possède donc un domaine d'activité vaste et incontestable, créer les conditions dans lesquelles la concurrence sera la plus efficace possible, prévenir la fraude et la tromperie, briser les monopoles.»
Ce cher ami était, évidemment, nul autre que Friedrich A. Hayek, ce grand communiste...

Panurge a écrit:Le choix de la richesse de ses ancêtres ne relève en rien de la liberté individuelle.
Tu l’as dit. De fait, je n’ai aucun droit sur la richesse de mes parents ; je ne peux les forcer à me la céder. Cela dit, eux ont un droit inaliénable sur la propriété qu’ils se constitués, et s’ils me la lèguent, ce ne sera pas par obligation expresse, mais par désir d’en disposer ainsi. La nuance est importante.
La richesse et legs de mes ascendants ne relève pas de ma liberté individuelle, mais de la leur.
Ultimement, avec ta théorie, on pourrait dire que le pouvoir économique relève du hasard, de la chance qu'a eu quelqu'une d'avoir eu un lègue ou pas. Tu avoueras toutefois que dans le cas d'un fils de mère inapte au travail pour cause de maladie, ces chances sont légèrement moindres.