Le gros Réal a écrit:
Autrement je questionne votre choix de priorités. Contester l'image de la femme dans les médias et critiquer la prostitution forcée part peut-être de la même idée mais l'un n'équivaut sûrement pas à l'autre.
Jevi006 a écrit:La priorité selon moi, pour le féminisme radicale est la destruction du patriarcat. Vouloir débattre sur l'ensemble des opressions ne signifie pas que certaines luttes sont oubliées. Évidemment, que lorsque les femmes meurent de ces opressions, chaque jour, la traite des femmes est une cause à ne pas mettre de côté. Il faut voir le dénominateur commun entre ce qui arrive ici et ailleurs, qui encore une fois sont pour moi le capitalisme et le patriarcat.
En fait, l'un ne va pas sans l'autre. La présence d'un système de domination engendre à coup sûr des phénomènes concrets, tels que l'image de la femme véhiculée dans les médias, ou la traite des femmes. Je ne crois pas qu'une question de priorités soit de mise ici. Les groupes de femmes ont fondés dans le passé et fondent toujours des organismes de sensibilisation et d'intervention sur des problématiques concrètes. Toutefois, à quoi sert d'éteindre des feux sans tenter d'intervenir à la source. Quand tu es malade Réal, tu t'attaques aux symptômes ou à la maladie? Probablement les deux.
Le gros Réal a écrit:À part ça, j'ose affirmer que la plupart des hommes québécois ont tendance à être dominés par leur conjointe. Ce n'est pas moi qui l'invente, c'est ce que les femmes immigrantes que je connais me disent.
Depuis quand les discussions de dépanneur sont-elles source de vérité ? En fait, la violence conjugale est encore aujourd'hui très, très, très majoritairement subie par des femmes; la présence hommes-femmes dans des postes de direction ou dans des fonctions politiques est encore loins d'être paritaire, et les salaires sont loins d'être équitables... Les femmes s'exprimant en public sont encore beaucoup plus infantilisée que les hommes, etc. Il semble donc persister de profondes tendance à écarter les femmes de la sphère publique et à l'enclaver dans la sphère privée...
Bien sûr, il y a eu du progrès, mais la route est longue avant qu'on puisse dire que les relations hommes-femmes dans leur ensemble soient égalitaires. Je vois mal où tu vois la domination de l'homme par la femme.
Le gros Réal a écrit:Ce que j'ai dit c'est que les femmes utilisent leur pouvoir séducteur pour manipuler les hommes, surtout s'ils sont plus faibles, comme le sont beaucoup de Québécois.
Si c'est le seul levier de pouvoir que tu considères que les femmes ont, je me demande bien où tu vois de l'égalité... Et c'est quoi un homme faible ? Une personne qui ne considère pas sa masculinité virile comme déterminant de ses relations avec les autres? Quelqu'un de respectueux?
Jevi006 a écrit:Les débats féministes sont fortement encouragés, même la remise en question du féminisme peut être intéressant, mais ce n'est pas par des jugements de valeurs, des insultes, des préjugés, et des commentaires gratuits qu'on va le faire. Les commentaires maculinistes sont également pas souhaitable sur ce forum.
Même si c'est parfois déprimant de recommencer éternellement les mêmes débats, c'est parfois nécessaires. Et puisque dans le cas présent on est en présence d'une question qui touche l'identité de certaines personnes (les hommes qui s'accrochent à leur identité traditionnelle d'hommes, bref les réactionnaires), c'est pratiquement sûr qu'on se retrouve en présence de jugement de valeur. Cela dit, cela ne l'excuse aucunement. Je suis sûr qu'au fur et à mesure que le débat avancera, Réal comprendra... du moins, je l'espère.