Rapport d’enquête concernant la procédure d’embauche AFESH

Discussions portant sur une association étudiante en particulier.

Rapport d’enquête concernant la procédure d’embauche AFESH

Messagede BadAcid le Mar Oct 30, 2007 1:12 pm

Par David Simard et Sacha Desautels


Nous commencerons ce texte par une défense en bonne et due forme de notre intégrité politique. Trop de gens se plaisent à nous salir simplement pour éviter le développement d’une réflexion profonde quant à savoir la véritable nature de notre engagement social et le rôle que devraient avoir les permanent-e-s dans les organisations auxquelles nous nous identifions. Notre expérience dans le milieu militant montréalais nous a démontré à maintes reprises que les failles des organisations politiques sont difficiles à aborder publiquement, compte tenu les diverses idéologies en présence et les liens d’amitié que partagent les protagonistes.

La réalisation d’une enquête objective et de qualité est justifiée. Le rapport est là pour le démontrer. La possibilité d’initier un débat entre les diverses tendances devrait représenter un élan pour à la réflexion parce que nos relations de pouvoir internes sont à l’image de cette société pourrie que nous souhaitons détruire et que cette réflexion, a priori, est la pierre angulaire de celle plus large concernant les moyens que nous devons mettre en œuvre pour lutter contre toutes les formes de domination.

Notre thèse est simple : nous affirmons que le processus a favorisé une personne, Marie-Ève Quirion, et cela représente une distorsion des modalités déterminées en assemblée générale. Cependant, notre thèse se complique lorsque l’on se rend compte que les distorsions ont altéré autant nos candidatures que celle de Marie-Ève. Concrètement, on a présenté différemment certaines qualités de Marie-Ève et celles des autres candidatures alors qu’elles étaient identiques. Nous démontrerons que la PIM ne s’est pas investie de la requête de l’assemblée générale, que des individus ont participé à cette dénaturation et que, en dernière analyse, la procédure doit être contestée et relancée.

Notre travail sur ce rapport contestataire est conforme aux principes de l’AFESH. Nous avons toujours milité dans nos assemblées générales, car l’assemblée est notre véritable amour politique, notre compagne de tous les instants, notre lien direct avec la communauté et son hypothétique émancipation. Notre engagement envers l’assemblée générale est l’expression la plus pure de notre fidélité libertaire. Lorsque nous avons éprouvé des frustrations face à elle et ses irrationalités passagères, nous nous sommes de facto réconciliés pour éviter le néant du cynisme moderne. Nous ne pouvons pas lui en vouloir pour ses fautes, car nous aussi nous accumulons les contradictions dans ce monde malade; une attaque envers elle est une autodestruction définitive. Nous voulons par ce texte vous démontrer la sincérité dans cette recherche de vérité, constamment renouvelable, et vous convaincre qu’en cas de doute, l’assemblée générale sera toujours l’instance des retrouvailles et de l’apaisement.

Nous ne nous en cachons pas : nous avons une vision absolument militante du poste de permanence politique et du rôle de l’AFESH dans la société. Nous ne resterions pas en poste si la FEUQ s’emparait de l’organisation à terme. Nous ne pourrions pas tolérer des abus de pouvoir, des mensonges éhontés, des attaques mafieuses, des fraudes, etc. Si tel était le cas, nous croyons qu’il serait tout à fait logique que l’assemblée embauche une nouvelle permanence politique en accord avec les nouvelles positions de l’AFESH. Un-e permanent-e politique doit avoir des convictions.

Ce qui nous amène à vous présenter sans délai notre conception d’une permanence politique au sein d’une association syndicale combative par opposition à la conception d’une association de service. Nous pensons que l’AFESH a besoin d’une personne qualifiée pour la lutte politique sur le terrain, polyvalente, capable de réflexion, une personne dont l’expérience au sein des organisations politiques sera un atout constant. Le rôle d’une permanence politique, c’est l’accomplissement d’un maximum de tâches logistiques qui permettra aux membres de se concentrer sur le développement de campagnes politiques d’envergure. La permanence politique doit être apte à transmettre son savoir pratique et théorique et de les adapter au contexte.

Nous considérons donc que le pouvoir représentatif de la PIM est contraire à nos principes et à ceux de l’AFESH, ainsi qu’à la pratique militante de terrain. En ce sens, la PIM n’est pas habilitée à faire l’embauche d’une permanence politique. L’exposé qui suit concernant le huis clos et la PIM en fera la démonstration. Nous adressons ce rapport aux membres réunis en AG pour qu’elle remette en question sa décision de procéder en PIM.


Les structures

Huis Clos

Un des phénomènes les plus significatifs pour étayer notre thèse, c’est la culture du secret qui entoure les processus d’embauche. Cette tradition s’est installée d’elle-même parce que l’on croit à tort que la prise de décision transparente et publique engendre davantage de conflits d’intérêts. Si tel était le cas, ne devrions-nous pas tenir secrets la candidature des député-e-s et leurs programmes avant le jour du vote? Une telle pratique ne correspond pas à la culture de l’assemblée, mais à une culture du secret présente dans les instances représentatives de l’association.

Or, la qualité d’une démocratie repose invariablement sur l’accès à l’information. Porter un jugement politique est prématuré sans obtenir au préalable des informations valides. En conséquence, une organisation démocratique doit constamment laisser transparaître son fonctionnement interne pour que puissent s’informer les membres. Il n’y a pas de meilleure manière d’éviter les conflits, les mensonges et les manœuvres disgracieuses au sein d’une association étudiante. Nous avançons que les membres ont été exclus de l’analyse du processus d’embauche à partir du moment où le comité de sélection, sans mandat, a décidé de procéder à l’analyse des candidatures à huis clos.

L’utilisation du huis clos peut parfois se justifier, s’il faut protéger la vie privée d’individu-e-s ou si une loi nous y oblige, mais l’utilisation abusive du huis clos constitue l’avènement d’une nouvelle culture d’organisation interne où un pouvoir secret s’oppose au pouvoir public de l’assemblée. La confrontation - par nature déséquilibrée - entre le pouvoir secret et le pouvoir public mène à des aberrations dans une organisation démocratique. Un groupe peut s’emparer du pouvoir secret, manipuler les membres et s’aliéner ainsi les intérêts collectifs.

C’est pourquoi nous demandons un protêt sur l’embauche tant et aussi longtemps que les informations ne seront pas disponibles au bénéfice de tous et toutes. L’assemblée aura à se questionner sur la valeur du processus de sélection.


Plénière intermodulaire

La PIM est l’instance décisionnelle entre les assemblées générales, mais en aucun cas elle ne peut s’octroyer la prédominance sur l’assemblée si contestation il y a. L’exécutif encore moins. Ce sera toujours à l’assemblée générale de résoudre les problèmes internes autrement insolubles. Nous ne citerons pas la charte puisque vous devriez la connaître.

Le problème structurel qui entrave le bon exercice de la démocratie directe et dont l’AFESH est victime actuellement trouve son origine dans la Charte de l’association. La PIM veille, en théorie, à l’exécution des décisions prises par l’assemblée générale, comme l’exécutif. Or, contrairement à l’exécutif, la PIM n’est redevable à personne. Depuis la nouvelle modification à la charte, les délégué-e-s de la PIM n’ont plus l’obligation de consulter leur assemblée modulaire avant de prendre une décision. Ils et elles n’ont plus que la vague responsabilité de représenter leur module. La PIM est devenue une stricte structure représentative. De plus, et ceci est fondamental, l’assemblée générale ne peut destituer les délégué-e-s de la PIM, car ils et elles sont élu-e-s par leur assemblée modulaire. Conclusion : les délégué-e-s de la PIM peuvent diriger l’exécutif de l’AFESH élu par l’AG et révocable en tout temps, mais l’AG n’a pas ce pouvoir contraignant sur la PIM.

On peut toujours prétendre que la PIM doit défendre les positions de l’AG, mais la structure actuelle de l’AFESH permet que la PIM constitue un contre-pouvoir face à l’assemblée et mette l’exécutif entre deux feux. Que devrait faire l’exécutif lorsqu’il y a opposition entre une décision d’assemblée et l’interprétation de celle-ci par la PIM ou, pire, si une décision de la PIM va totalement à l’encontre de l’AG, comme nous allons le démontrer?


Le processus d’embauche

Comité de sélection

Suite à une réflexion amorcée au sein du Comité exécutif, l’assemblée générale du 18 septembre a donné son aval à l’embauche d’une permanence politique en indiquant, dans l’offre d’emploi adoptée cette fois-là, la nature du poste, la description des tâches et une série d’exigences pour le-la postulant-e. C’est dans un contexte de probable campagne de grève générale illimitée à l’automne que le Conseil exécutif a jugé pertinent d’engager une personne ressource de plus, afin d’assister les militant-e-s déjà amplement débordé-e-s par toutes les tâches issues d’une telle campagne. Le temps restreint dont disposait l’association, quant à l’embauche, a poussé l’exécutif à proposer formellement à l’assemblée générale de prendre des dispositions inhabituelles. Les complications logistiques qu’aurait engendrées l’embauche d’une permanence pendant une assemblée de grève ont poussé l’assemblée à remettre les pouvoirs d’embauche qui lui sont ordinairement dévolus à la PIM.

Que certain-e-s prétendent que le libellé de la proposition ne reflétait pas la position informelle de l’assemblée et laissent entendre que l’interprétation de la proposition était claire malgré tout, en l’occurrence que c’était à la PIM de fixer les exigences qui seraient retenues pour l’entrevue, constitue selon nous une manœuvre pour refuser les décisions de l’AG. Nous allons démontrer que non seulement les critères définis par l’AG n’étaient pas suffisamment définis, mais que prétendre que ces mêmes critères pouvaient être modifiés par la PIM ne légitime pas le processus et lui enlève encore plus de crédibilité.

L’assemblée a donc voté sur la proposition qui a été déposée par écrit, seule méthode légitime. Ce n’est pas exactement cette proposition qui fut publicisée dans l’annonce de l’embauche, car il manque certains détails. Ce sera à l’assemblée de déterminer si les mandataires de cette proposition l’ont interprétée correctement. Voici la proposition :

1. Que le processus d’embauche soit déclenché et que les modalités d’embauche soient élaborées lors de la prochaine PIM.

2. Que les tâches soient les suivantes :
- Assurer un service aux membres lorsque la permanence de l’association s’absente. (Accueil, réception, information, courrier, impression de documents, etc.)
- Classement de documents, entretient général des archives politiques.
- Voir à la mise à jour des documents politiques sur le site Internet.
- Appuyer la permanence et l’exécutif dans la création graphique de matériel (affiches, pamphlet, journaux, tracts).
- Assurer la formation historique et politique des membres de l’exécutif.
- Assurer un soutien à la réalisation des activités de l’employeur.
- Tenir une revue de presse sur les enjeux en éducation et les différents sujets d’intérêt pour l’association.
- Effectuer de la recherche de documentation et produire des analyses sur divers enjeux.
- Assister le conseil exécutif dans l’exercice de ses mandats (faire des démarches administratives auprès de l’UQAM ou des gouvernements, préparer les instances, travailler à la production des publications de l’association, participer, au besoin, aux réunions du conseil exécutif, etc.).

3. Que les exigences soient les suivantes :
- Expérience de travail ou de militantisme en lien avec le poste.
- Bonne connaissance de l’UQAM et du mouvement étudiant québécois.
- Capacité d’adaptation et à travailler sous pression.
- Capacité d’organisation et aptitude à établir les priorités.
- Entregent et habiletés en communication interpersonnelle.
- Aptitude à travailler en équipe.
- Autonomie.
- Habilités en recherche.
- Connaissance de base des logiciels informatiques courants.
- Connaissance des logiciels QuarkXPress.
- Connaissance générale en informatique et en mise en ligne internet.

Une fois réunie, la PIM a décidé de former un comité de sélection composée de deux membres de la PIM et une membre du Conseil exécutif. L’exécutif avait préalablement choisi la personne qui serait chargée de représenter le Conseil exécutif au sein du Comité de sélection : Rémi Daigle. La PIM a donc élut Rémi Daigle, David Clos-Sasseville et Julie Larivière.

Composition

Rémi Daigle, étudiant au bac en géographie, est membre du Conseil exécutif au poste de Secrétaire l’interne élu en AG. Comme une bonne partie de l’exécutif, il considère que David Simard est le candidat qui répond le mieux aux critères déterminés en AG. Il connaît bien David Simard.

David Clos-Sasseville, étudiant à la maîtrise en histoire, est un ancien membre du Conseil exécutif au poste d’interne pendant un an. Il est actuellement délégué à la PIM et élu, par la PIM, au poste de coordonnateur de la PIM. Il siège, entre autres, sur le comité des assurances et sur le CAF. Il connaît bien Marie-Ève Quirion.

Julie Larivière, étudiante au bac en travail social, est déléguée à la PIM pour son module. Elle est considérée comme neutre par la PIM.

Grille d’évaluation

Le comité de sélection a commencé par décider d’une grille d’évaluation des entrevues. En fait, il a repris une grille qui a déjà été utilisée pour l’embauche des employé-e-s d’été et qui a été construite par Annie-Claude Dalcourt. Annie-Claude est une ancienne membre de l’exécutif de l’AFESH et amie de David Clos-Sasseville. Elle est aussi une habituée de la PIM.

La grille d’évaluation n’est pas adaptée pour l’embauche d’une permanence politique et aux exigences déterminées en AG. La grille originale comprend seulement 5 thèmes d’évaluation alors que les exigences déterminées en assemblée comptent 12 exigences en plus de l’orientation politique à évaluer. Le Comité de sélection modifie un seul des thèmes pour évaluer l’orientation politique des candidat-e-s et en élabore les questions.

Les deux exigences concernant les relations interpersonnelles sont évaluées (Entregent, amabilité et habilités en communication interpersonnelle – Aptitude à travailler en équipe), ce qui représente la moitié des quatre compétences évaluées si on exclut l’évaluation de l’orientation politique. Il s’agit clairement d’une forme de distorsion dans l’évaluation qui peut être interprétée comme une discrimination si on cherchait à exclure au départ les candidatures compétentes, mais dont on cherche à faire ressortir des faiblesses en relation interpersonnelle ou si, au contraire, on cherchait à favoriser une candidature incompétente, mais dont on cherche à faire ressortir ses forces interpersonnelles.

On évalue la qualité du français entre autre avec une dictée à partir d’un texte de Bakounine. Bien que la qualité du français soit pertinente lorsqu’il est question de rédiger très rapidement un communiqué de presse sans pouvoir passer par un correcteur informatique, on aurait pu faire rédiger un communiqué de presse ou un argumentaire sur un thème politique. Une autre formule aurait permis d’évaluer d’autres exigences en lien avec le poste. Peu importe la qualité de l’évaluation, donner une priorité à cette exigence est relativement peu pertinente dans le cadre de la permanence politique.

Le dernier critère d’évaluation (Capacité d’adaptation et débrouillardise) semble être une tentative d’évaluation de trois exigences en même temps (Autonomie, Capacité d’adaptation et à travailler sous pression, Capacité d’organisation du travail et aptitude à établir les priorités) avec une seule question pour le moins facile et sans aucun lien avec le caractère politique du poste :

« Durant l’été, il vous est impossible de contacter les membres de l’exécutif, votre équipement informatique tombe en panne et vos documents, essentiels à votre travail, s’y trouvent. Que faire? »

Il est tout à fait exagéré de prétendre que répondre à cette question permet d’évaluer autre chose que l’autonomie. La ou le candidat-e-s a simplement à répondre être capable d’agir de son propre chef pour entreprendre une autre tâche. S’attendre à autre chose, c’est exagérer grandement le potentiel de la question.

La grille finale se démarque par des absences dans l’évaluation de compétences pourtant essentielles au poste de permanence politique dans une optique militante (Expérience de travail ou de militantisme en lien avec le poste, Bonne connaissance de l’UQAM et du mouvement étudiant québécois, Capacité d’adaptation et à travailler sous pression, Capacité d’organisation du travail et aptitude à établir des priorités). Ne pas évaluer ces compétences défavorise les candidatures qui correspondent le mieux au poste de permanence politique dans une optique militante. Engager une candidature sans évaluer ces exigences peut causer une situation loufoque où la permanence politique à moins de compétence politique que la permanence généraliste actuelle.

On remarque aussi que les trois exigences informatiques (Connaissance de base des logiciels informatiques courants, Connaissance des logiciels QuarkXPress et Photoshop, Connaissance générale en informatique et en mise en ligne sur Internet) sont totalement absentes de la grille d’évaluation.

Enfin, l’exigence « Habilités en recherche » n’est pas évaluée.

Puisque ce sont les candidatures qui ont obtenu la meilleure note qui ont été sélectionnées pour être présentées en PIM, il apparaît de graves lacunes dans l’évaluation. L’essentiel de la discrimination repose sur ces lacunes. En effet, lorsque dans un processus de sélection, les meilleures candidatures sont écartées au profit des moins compétentes, il faut conclure à la discrimination. Dans le cas actuel, la discrimination s’est effectuée par une sélection biaisée des exigences et par leur évaluation dans certains cas peu en lien avec l’orientation militante de l’association.

Étant donné la nature perméable des huis clos, il est pertinent de se demander si les candidat-e-s proches de certains membres du comité de sélection aurait pu obtenir les questions avant les entrevues. C’est pour cette raison que la composition du Comité de sélection est importante pour diminuer au maximum les risques de conflit d’intérêts.

Selon Rémi Daigle, les trois membres du comité de sélection ont conclu, après les entrevues, que la grille d’évaluation était incomplète. Il est certain que la culture du secret supporté par David Clos-Sasseville à l’intérieur du comité avait empêché les membres du comité de procéder à une consultation sur la qualité de la grille.

Compte tenu les distorsions entre la grille d’évaluation et la résolution de l’AG. Compte tenu de la présence sur le comité de David Clos-Sasseville qui, comme nous le verrons plus loin, remettait en question le mandat de l’assemblée concernant les exigences et l’orientation politique de l’association en plus d’être connu pour ses préjugés envers David Simard, Rémi Daigle avait alors songé à démissionner du comité, mais l’exécutif de l’AFESH lui a demandé de rester en poste.

En tant que candidats au poste de permanence politique, l’expérience que nous venons de vivre est certainement frustrante, mais elle ne l’est pas simplement parce que nous n’avons pas été embauchés. Nous avons élaboré nos critiques bien avant la décision de la PIM. L’entrevue a laquelle nous avons participé nous a confronté à une série de questions que nous n’estimons pas suffisante pour évaluer les candidatures. Même s’il est vrai que le Comité de sélection n’a pas fait son travail correctement, l’assemblée aurait dû aussi adopter des cadres plus clairs, surtout en ce qui a trait aux exigences prioritaires et à l’orientation politique voulue pour la permanence.

Finalement, pour clore cette section du rapport sur la grille d’évaluation, nous devons entrer dans les détails d’une approche du poste de permanence qui a été défendue par David Clos-Sasseville dans ses communications écrites à l’intérieur du Comité de sélection, une position qui est aussi défendue dans l’association par d’autres membres qui sont aussi délégué-e-s de la PIM. C’est l’orientation du poste de permanence politique en faveur du militantisme politique qui est en cause. Les opinions de la part de David Clos-Sasseville méritent qu’on lui accorde une attention particulière, car elle va éclairer grandement les divergences qui existent actuellement au sein de l’association et qui se sont reflétées dans le Comité de sélection. Pour ce faire, nous allons analyser les communications écrites qui ont eu lieu entre David Clos-Sasseville et Rémi Daigle au sein du comité de sélection.

Conflit au sein du comité de sélection

Pour faire suite aux entrevues, Rémi Daigle envoie un message aux autres membres du Comité de sélection. Voici quelques passages importants (les passages entre parenthèses sont de nous) :

« Tout d’abord, quelques constats. En ce moment, trois candidatures ressortent du lot, trois individus complètement aptes et capables d’occuper à notre satisfaction le poste ouvert selon les attentes affichées (nous ne sommes pas d’accord avec cette affirmation). De ces trois personnes, l’une se distingue par une approche plus universitaire, académique et institutionnelle, par une expérience marquée dans la recherche, la réflexion et la construction d’argumentaires (il parle de Marie-Ève Quirion). Un second candidat se distingue pour sa part par son implication dans des groupes d’action politique souvent rattachés ou issus du mouvement étudiant, par son expérience de travail comme infographe, comme communicateur et comme travailleur de terrain (il parle de David Simard) »

« […] je vous demande de m’autoriser à demander au Conseil exécutif de spécifier quels sont les besoins et les compétences à prioriser pour l’embauche […] »

David Clos-Sasseville répond au message, mais critique l’approche de Rémi, car il ne croit pas qu’il ait le droit de représenter lors de la PIM les positions de l’exécutif qu’il accuse d’avoir manipulé l’assemblée (les parenthèses ne sont pas de nous) :

« Historiquement, la PIM laisse l’exécutif présenter les points, mais plusieurs incidents ont forcé la PIM à tenir une ligne ferme face à l’exécutif qui prenait trop de place […] »

« […] des soupçons planent sur la production de l’offre d’emploi qui aurait été faite en fonction d’une des candidatures en particulier […] D’envisager l’embauche d’une personne avant même que l’offre d’emploi soit lancée c’est déjà limite surtout quand on soupçonne que la définition de tâches amener en Assemblée Générale par l’exécutif (qui n’a pas le droit de faire des propositions, selon la charte, mais qui s’arrange pour les faire passer par des individus en soulignant qu’ils en ont discutés en réunion) est faite sur mesure pour un candidat. »

D’abord en se fourvoyant sur le pouvoir des membres de l’exécutif en AG, car les membres de l’exécutif, en tant que membres de l’association et de l’assemblée où toutes et tous sont libres, égales et solidaires, peuvent et doivent, selon la charte, faire des rapports et des propositions, David Clos-Sasseville remet aussi en question la légitimité du mandat que l’assemblée a donné à la PIM en refusant que la position de l’exécutif, qui est celle de l’assemblée, soit défendue devant la PIM. Voilà donc une preuve flagrante d’un membre qui, au lieu de demander à l’assemblée de revenir sur sa décision, demande aux autres instances de l’AFESH de ne pas tenir compte de la souveraineté de l’assemblée.

Ce qui l’incrimine encore une fois, au plus haut point, c’est qu’il affirme qu’une des candidatures, il parle ici de David Simard, est faite « sur mesure » pour le poste. S’il s’oppose à cette candidature, c’est encore en se fourvoyant sur les droits de l’exécutif. En effet, l’exécutif ne contrevient à aucune règle ou à la démocratie en envisageant l’embauche de David Simard s’il considère qu’il conviendrait parfaitement aux besoins de l’association. Si l’exécutif avait manœuvré sans l’accord de l’assemblée et sans ouvrir le poste au public par le biais d’un comité de sélection et d’entrevues, alors là on aurait pu l’accuser de favoritisme, mais ce n’est pas le cas. Tout ceci prouve qu’il n’y a pas eu d’application d’une candidature qui pouvait rivaliser avec les compétences de David Simard et qu’il fallait, pour l’écarter, inventer quelque chose pour ne pas respecter les décisions de l’assemblée

Ce que va inventer David Clos-Sasseville constitue la seconde œuvre de distorsion du processus. Il exprime la chose ainsi :

« Ce qui distingue les deux candidatures retenues par Rémi dans sa lettre, c’est une approche militante du poste ou une approche de service au membre du poste. Oui, les deux candidatures proviennent du milieu étudiant, mais la distinction claire qui est ressortie de l’entrevue c’est l’approche du poste […] »

Selon Rémi Daigle, l’approche de toutes les candidatures fut la même durant les entrevues. Pourtant, selon Marie-Ève Quirion, qui s’est exprimée sur le sujet lors de sa première réunion avec l’exécutif suivant son embauche, l’approche de service vs militante serait déterminée par la question de l’entrevue qui devait évaluer l’Entregent, amabilité et habilités en communication interpersonnelle et à laquelle, selon elle, les candidat-e-s auraient répondu-e-s différemment. Cette question la voici :

« Le représentant du Comité pour la désaffiliation de l’AFESH à l’ASSÉ vous rencontre afin de savoir qu’elle est la meilleure marche à suivre pour assurer une désaffiliation prompte et efficace. Comment abordez-vous la question? »

Toutes les candidatures ont répondu invariablement de la même manière, dans le sens qu’elles ont rendu service au membre en question en lui expliquant le fonctionnement de l’AFESH sur la désaffiliation. Il semblerait que Marie-Ève Quirion ait été mal informée
Quoi qu’il en soit, prétendre que les autres candidatures ont répondu d’une autre manière à la question, par exemple en refusant de donner l’information au membre en question, c’est participer à une distorsion des compétences des candidatures et peut s’apparenter à de la diffamation. Selon Rémi Daigle, la seule petite chose qui distinguait David Simard c’est qu’il a cherché à en savoir plus sur les raisons qui ont poussé ce membre anti-ASSÉ à s’opposer à l’ASSÉ? Est-ce que c’est ça une approche militante? Faire de la politique militante? Poser des questions au membre sur sa plainte? Défendre le discours de l’AFESH? Faire de la formation historique et politique? Est-ce pour cette raison que David Clos-Sasseville a fait caler David Simard en lui donnant la note de 2/5 : Faible, le candidat répond à peu des aspects évalués, affiche quelques graves lacunes et éprouve des problèmes

Diffamation dans le comité de sélection

Lorsque le Comité de sélection s’est penché à savoir quelles candidatures devaient être retenues et ensuite présentées à la PIM, David Clos-Sasseville a voulu donner quelques informations au sujet de David Simard, lesquelles s’avéraient diffamatoires :

1) Il a prétendu que le travail de graphiste de David Simard pour l’agenda 2007-2008 de l’AFESH (très populaire auprès des membres, comme l’a été son design du site Internet) n’était pas satisfaisant selon le Conseil exécutif. Rémi, un peu surpris, étant lui-même sur le Conseil exécutif et n’ayant jamais eu connaissance de telles critiques, lui a demandé qui sur l’exécutif prétendait une chose pareille. Réponse de David Clos-Sasseville avec l’air de quelqu’un qui cherche des noms: Annie-Claude Dalcourt, qui n’était plus sur le Conseil exécutif lorsqu’elle a vu le produit fini, et Alexandre Leduc, actuel secrétaire à la coordination;
2) Il a aussi accusé David Simard d’être un pirate informatique;
3) Il a soutenu que David Simard avait intimidé les membres du Conseil exécutif de l’AFESH en 2006 suite à une décision défavorable à son égard.

Cette mauvaise attitude envers David Simard démontre que David Clos-Sasseville n’était pas neutre et qu’il a très bien pu noter David Simard en fonction de ses préjugés, et non en fonction de sa performance à l’entrevue. Avec de telles calomnies, il est fortement probable que David Clos-Sasseville ait influé sur le jugement des autres membres du Comité de sélection.

David Clos-Sasseville n’est pas à sa première expérience de favoritisme. Dans sa première lettre adressée aux membres du Comité de sélection au sujet des différentes conceptions en présence pour l’embauche, David Clos-Sasseville nous dit que sa position, contraire à celle de Rémi, est le résultat de son expérience des processus d’embauche à l’AFESH. David Clos-Sasseville a effectivement participé à quelques comités d’embauche dans le passé. Faire la promotion de son expérience, c’est valable seulement si notre réputation pour ce genre de travail est crédible. Autrement, cela constitue un argument d’autorité. Il nous apparaît donc important de souligner, à la lumière de notre rapport, sa participation à l’embauche du webmestre pendant l’été 2006.

2006 : Le Comité de sélection a publié une offre d’emploi et rencontré par la suite les différent-e-s candidat-e-s. La personne qui a été retenue suite aux entretiens de sélection était un ami de David Clos-Sasseville, Nicola Rodriguez. Notons que Jérôme Charaoui, le créateur du site Internet de l’ASSÉ, a été rejeté pour des motifs questionnables et cela, malgré son expérience professionnelle, militante et sa motivation pour le contrat.

Aujourd’hui, le site de Nicola n’est plus en ligne parce qu’il était source de nombreuses critiques. Le site était esthétiquement moyen, voire laid. De plus, Nicola n’a jamais écrit un cahier de procédures pour rendre la mise à jour du site facile pour les membres de l’AFESH. Un an après la fin du contrat, les membres du Conseil exécutif ont décidé de reprendre le travail du début puisque le site ne répondait pas aux besoins de l’association.

Pour conclure cette section, nous observons que David Clos-Sasseville multiplie les postes de pouvoir au sein de l’association. Nous sommes en droit de nous demander s’il est éthiquement correct d’être à la fois délégué de la PIM, coordonnateur de la PIM et membre du Comité de sélection.

L’orientation militante et la PIM

Les conflits à l’intérieur du Comité de sélection reflètent selon nous les conflits à l’intérieur de l’association entre les différentes tendances idéologiques et entre les instances de l’association. La PIM est connue pour être plus modérée que l’exécutif, et l’assemblée pour son radicalisme relatif par rapport aux autres instances de l’association. Les membres plus modéré-e-s, expression qui inclue les progressistes modéré-e-s, les neutres, les anti-progressistes modéré-e-s ou radicaux (les réactionnaires) se retrouvent généralement en minorité dans l’assemblée générale, c’est la raison pour laquelle l’AFESH a des positions si progressistes comme, par exemple, la gratuité scolaire. Cependant, la PIM, qui doit veiller à ce que le Conseil exécutif respecte les mandats de l’assemblée, est composée d’une plus forte proportion de modéré-e-s.

Dans ce contexte, nous nous demandons comment la PIM peut faire respecter les mandats de l’assemblée si celle-ci n’est pas sur la même longueur d’onde que l’assemblée. Particulièrement en ce qui a trait à l’embauche d’une permanence politique.

Notre enquête nous a permis de découvrir certains détails que nous considérons comme importants dans la relation entre les modéré-e-s de l’assemblée et les membres de la PIM. Par exemple, prenons le cas de Joanie Bolduc, déléguée d’études avancées de science des religions à la PIM, qui était présente lors de l’assemblée du 18 septembre. Cette membre a proposé un amendement à l’assemblée pour que l’on retire le terme « politique » de la tâche de formation du poste de permanence politique. Cet amendement a été battu. Par conséquent, nous mettons en doute l’orientation politique démocratique de la PIM justement à cause de la présence au sein de ses délégué-e-s de membres qui représentent des positions minoritaires au sein de l’assemblée. Le phénomène est aggravé par le fait que les délégué-e-s ne consulte pas vraiment les étudiant-e-s de leur module avant d’orienter leur vote.

Notre thèse qui a été décrite plus haut dans la section sur le thème de la PIM et qui prétend que la PIM a été à l’encontre des décisions de l’assemblée repose sur l’idée que la PIM ne partage pas la même orientation politique que l’assemblée. Par conséquent, elle n’a pas pu bien répondre du mandat que lui avait donné l’assemblée, surtout si des membres de la PIM ne souhaitaient pas l’embauche de candidatures reconnues sur le terrain pour leur militantisme politique de longue date.

Les délégué-e-s de la PIM sont certainement très intègres face à leur propre orientation morale ou politique. Il ne sert à rien que la PIM s’auto-félicite du travail qu’elle a fait et mandate des émissaires pour la défendre lorsque sa crédibilité sera remise en question en assemblée, comme elle a décidé de le faire lorsqu’elle a pris connaissance de la contestation de sa décision d’embauche. Elle devra plutôt défendre son orientation politique et expliquer pourquoi elle a favorisé une approche de service au lieu d’une approche militante dans l’embauche.

En effet, plusieurs témoignages concordent sur ce qui a donné sens à l’embauche de Marie-Ève Quirion au détriment des autres candidatures. Lors de la réunion de la PIM, avant même l’adoption du huis clos, David Clos-Sasseville a donné son interprétation de ce qui différenciait Marie-Ève Quirion des autres candidatures : une approche plus de service que militante.

La PIM a bien sûr été influencée par une évaluation biaisée des candidatures, mais aussi, nous l’affirmons, par une dynamique d’opposition entre elle et l’exécutif. La PIM est hostile au pouvoir de l’exécutif de l’AFESH et à ce qu’il représente, c’est-à-dire une instance représentative qui rivalise la PIM sur le terrain de la représentativité, car selon David Clos-Sasseville :

« Elle assure, comme instance intermédiaire, une meilleure consultation puisqu’elle touche un public plus large que l’exécutif. Les membres de la PIM sont loin de tous venir du milieu militant […] »

« L’autre dimension du problème, tous les candidat-e-s proviennent d’un milieu petit et restreint, le monde militant, l’exécutif aussi et ce dans sa totalité. »

Évidemment, nous, les auteurs de ce rapport, sommes opposés à cette vision. Nous croyons davantage que c’est la PIM qui est issue d’un milieu restreint. L’exécutif représente l’assemblée générale représentante de l’ensemble des membres. La PIM, dont il manque toujours des délégué-e-s de modules ne représente jamais la totalité des membres. Notons au passage que la PIM est depuis récemment bien garnie en délégué-e-s des études avancées, milieu petit et restreint dont Marie-Ève Quirion est issue (1). De plus, contrairement à l’exécutif, les délégué-e-s ne reçoivent pratiquement jamais de mandat de leur assemblée modulaire.

Le déroulement de la PIM qui a procédé à l’embauche en dit long sur les conflits d’intérêts en présence dans ce processus. Marianne Di Croce, élue animatrice de cette PIM, amie de David Clos-Sasseville et de Marie-Ève Quirion, peut avoir joué un rôle puisqu’elle « appliquait la procédure avec rigidité; selon moi abusivement » (selon Rémi Daigle) envers le droit de parole de l’exécutif même si la PIM a donné droit de parole à l’exécutif durant toute la réunion. En effet, durant la période de questions de la PIM à l’endroit du Comité de sélection, elle a refusé le droit de parole de l’exécutif. En général, le climat était hostile à l’exécutif.

On constate aussi que peu de temps d’analyse et de réflexion a été donné aux déléguées avec une plénière de seulement 15 minutes. Ce n’est certes pas de cette manière qu’on a pu évaluer correctement toutes les exigences qui n’avaient pas été évaluées durant l’entrevue. En dernière analyse, on ne peut se contenter de l’aspect visuel d’un c.v.


Conclusion

À la lumière de toutes les informations compilées dans ce rapport, la preuve est faites. Nous constatons qu’il y a eu double distorsion. D’abord à travers le comité de sélection et sa grille d’évaluation, puis dans la présentation faite en PIM sur la question de l’orientation militante. Ces distorsions représentent des actes de discrimination, voire de diffamation en ce qui concerne la question de l’orientation militante. À ces discriminations, ajoutons les actes de pure diffamation au sein du comité de sélection.

Par conséquent, la PIM n’a pu respecter les mandats de l’assemblée. La dénaturation du mandat de l’assemblée est telle que la preuve conclue à une opposition entre la décision de l’assemblée et celle de la PIM sur les motifs d’ordre politique et spécifiquement sur des exigences nécessaires au poste de permanence politique.

Nous, les auteurs de ce rapport, voulons réaffirmer notre attachement à la nature démocratique directe de l’AFESH. Nous refusons de déposer une plainte formelle et légale contre l’AFESH, si on permet à la démocratie de l’assemblée d’être saisie correctement du dossier.

Nous ne disons pas ici que Marie-Ève Quirion est incompétente, mais nous ne disons pas non plus qu’elle soit « complètement apte ». Nous croyons qu’un processus de sélection plus honnête aurait pu mieux déterminer quelle candidature répond le mieux aux exigences formulées par l’assemblée. Nous croyons cependant que nous avons été lésés dans l’évaluation et qu’un nouveau processus plus intègre ira dans le sens de notre thèse.

Pour ne pas nuire aux luttes politiques actuelles qui doivent accaparer toute l’énergie militante de l’association, nous voulons attendre que l’association stabilise sa stratégie politique de cet automne et de l’année scolaire avant de mettre des énergies sur le dossier de l’embauche de la permanence politique qui, rappelons-nous, devait aider l’association.

Nous nous rangeons donc du côté de celles et ceux qui veulent attendre après la prochaine assemblée de grève. Cela permettra aux membres de mieux s’informer sur le dossier de l’embauche et de prendre le recul nécessaire pour analyser les arguments en présence au lieu de se laisser aller à des passions qui peuvent avoir pour effet d’occulter la réalité. Cela nous permettra aussi de faire des recherches complémentaires pour les ajouter en annexe de ce rapport.

Nous espérons que la PIM saura respecter sa véritable nature de plénière consultative entre les modules et cessera sa dynamique de confrontation avec l’exécutif. Il en va du respect des principes démocratiques de l’association.

(1) Voir annexe concernant les statistiques de présence en PIM des différentes délégations. Nous rajouterons cette annexe au rapport sous peu.
BadAcid
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De la dictature du privétariat

Messagede BadAcid le Mar Déc 04, 2007 11:11 am

Par Sacha Desautels et David Simard


La dynamique patriarcale d’occultation du privé

Depuis la sortie de notre rapport d’enquête, nous sommes confrontés à un phénomène que nous identifions à la dynamique patriarcale qui consiste à refuser d’aborder en public les conflits que l’on relègue au privé. La famille traditionnelle patriarcale, avant les avancées du mouvement féministe, s’est longtemps maintenue sous la protection de la vie privée pour perpétuer des rapports de domination. Aujourd’hui, on essaie encore de discréditer la dénonciation de rapports de domination interne à une organisation sous prétexte que ces rapports relève des affaires internes, donc d’un domaine privé.

Nous croyons que cette dynamique récurrente issue de la société patriarcale protège les intérêts des tendances idéologiques autoritaires qui font toujours passer les intérêts supérieurs d’un groupe en particulier avant la dénonciation d’injustice qu’une partie de ce groupe subie à l’interne. Ces tendances autoritaires préfèrent donc occulter la question de l’organisation du mouvement au profit d’intérêt stratégique. Historiquement, ces tendances ont délibérément relégué la lutte des femmes au second rang des priorités pour faire passer à l’avant plan les intérêts supérieurs du prolétariat.

Dès que nous avons annoncé notre intention de contester le processus d’embauche, nous avons fait face à une adversité malhonnête. Les opposant-e-s répondent de manière émotive à notre contestation. Publiquement, ces personnes nient leur participation au débat actuel et arguent ne par avoir lu le rapport. Pourtant, elles sympathisent - sans connaître les différents points de vue - avec Marie-Ève sous prétexte qu’elle a été victime d’ostracisme et d’intimidation psychologique. Les véritables raisons de leur hostilité envers David Simard restent dissimulées derrière leur fausse neutralité.

Une campagne de salissage est en cours depuis le début du processus d’embauche. Lorsque DCS affirme :

« À la toute fin des entrevues, j’ai effectivement soulevé des questions quant à l’embauche de David Simard. La manière dont elles sont décrites dans la plainte n’est pas tout à fait exacte. Toutefois, il s’agit d’interrogations soulevées seulement devant les membres du comité, qui n’ont pas de vote en PIM. Considérant qu’il s’agissait d’allégations, j’ai crû bon de ne pas mentionner le tout en PIM. Donc rien de tout cela n’a été formulé à l’instance qui devait prendre la décision. »

Il refuse de mettre en contexte ces « allégations » et « questions », qui apparaissent par hasard au moment de l’entrevue. Ce qui est vraiment « diabolique », c’est de sortir de son contexte la citation précédente et la faire suivre de celle-ci :

« Chacune de ces candidatures est bien connue d’au moins une partie de la population militante, suffit de se renseigner autour de soi. »

Nous laisserions aux lecteurs et lectrices, partie ou non de la population militante, la liberté de se faire une idée sur ce qui circule dans ce milieu. Mais si vous voulez notre idée, la voilà.


La culture du secret continue

L’autre point de vue de David Clos Sasseville nous démontre bien que les éléments de preuve, qui sont caché par la culture du secret instauré par un huis clos pourtant censé être levé, continue d’être occulté. Selon lui :

« Les plaignants utilisent d’ailleurs des courriels privés, envoyés à Rémi Daigle et Julie Larivière, comme s’il s’agissait de textes à caractère public, ce qui est faux, surtout sans préciser le contexte d’écriture. De plus, sans le mentionner, les plaignants laissent sous-entendre que ces conflits auraient été ramenés à la PIM, ce qui est également faux. »

Or, le caractère public d’un texte est déterminé par son contenu et le contexte dans lequel il est transmit, non par l’intention de l’auteur qui voudrait le cacher. De plus, bien que l’auteur prétende que nous ne mentionnons pas le contexte d’écriture, ce qui est faux, car tout notre rapport en fait mentions sauf en ce qui concerne l’irritation de DCS envers le pouvoir de l’exécutif et la remise en question de ses intérêts - ce qui est tout à fait impertinent - il n’ose pas mentionner lui-même que les délibérations du Comité de sélection ont été soumis au huis clos jusqu’à la PIM qui a procédé à l’embauche. Par conséquent, vouloir continuer encore aujourd’hui à reléguer au secret les communications, non pas personnelles, car elles s’adressaient à tous les membres du Comité de sélection et avaient un contenu directement lié à l’embauche, c’est vouloir maintenir la culture du secret dans une tentative désespérée de camoufler ses intérêts partisans.

Et que dire de cette citation de DCS où il admet que certains éléments très importants, tel que la grille d’évaluation, ont été disponibles sur les ordinateurs de l’AFESH :

« Une fois terminée la grille fut laissé dans un dossier de l’ordinateur de l’AFESH pendant toute la fin de semaine, accessible seulement aux membres de l’exécutif et à la permanence, il n’y pas eu de huis clos à ce moment du processus contrairement à ce qui est affirmé. Laisser sous-entendre, sans preuves, que la grille à été remise à certaines candidatures relève de l’artifice rhétorique visant à discréditer le processus et les membres du comité. »

Notre questionnement quant à la possibilité que la grille puisse avoir été obtenu par des candidats est justifié, compte tenu la facilité avec laquelle des personnes auraient pu avoir accès aux informations pendant la fin de semaine. Rémi affirme que les membres du comité s’entendaient explicitement pour ne pas partager les informations dès le début, c’est-à-dire dès vendredi. Ce passage, contradictoire d’une phrase à l’autre, démontre que DCS a de la difficulté à juger de ce qui devrait être public ou non dans le cadre d’un processus d’embauche.

Finalement, DCS devrait relire notre rapport avec un peu plus d’honnêteté, car nous n’avons pas sous-entendu que ces discussions secrètes ont été amenées en PIM. Nous prétendons que les PIM a été manipulé justement parce qu’on ne lui a pas tout dit. Notre travail d’enquête sert justement à rendre public les intérêts cachés de protagonistes de cette affaire et les preuves qui s’y rattache. Cependant, certains éléments des délibérations du Comité de sélection que l’on retrouve dans ces communications « secrètes » ont été amenés en PIM, comme par exemple l’approche militante ou la question des compétences. Ce qui nous reste à déterminer est la place qu’on pris ces éléments dans la décision des délégué-e-s de la PIM, si ceux-ci et celles-ci n’avaient pas a priori une idée toute faite avant la PIM.

Nous avons prouvé que David Clos-Sasseville n’a pas tout dit à la PIM. Une lacune de notre enquête est certainement notre manque d’informations en ce qui concerne le déroulement de la PIM d’embauche. Les témoignages se font rares et nous n’avons pas le mandat d’enquêter. Nous savons tout de même qu’il est complètement malhonnête d’affirmer que DCS a été « positif » dans ses commentaires à l’égard de David Simard lors de la PIM d’embauche tel qu’il le prétend dans sa réponse.

Au sein du comité de sélection, DCS avait jugé que la diffamation envers David Simard dans une frange du milieu militant (dont il s’est fait la courroie de transmission au sein du Comité de sélection de l’AFESH) constituait un prétexte suffisant pour exclure David Simard de la présélection et cela, malgré qu’il a lui-même affirmé que le poste avait été écrit « sur mesure » pour lui.

Si tout n’a pas été dit en PIM, nous savons par contre que des informations véhiculées par DCS ont circulé entre certain-e-s délégué-e-s de module avant la tenue de la PIM d’embauche. Par exemple, des rumeurs circulaient selon lesquelles le Comité exécutif de l’AFESH voulait instrumentaliser la PIM. Cette machination prétendue devait mener à l’obtention d’un droit de vote pour le Comité exécutif au sein de la PIM. Les rumeurs ont eu un impact négatif sur l’ambiance de la PIM en polarisant les délégué-e-s selon leur niveau de confiance envers le Comité exécutif. Celui-ci était alors représenté par Rémi qui supportait ouvertement la candidature de David Simard par opposition à DCS, qui préconisait Marie-Ève Quirion. Par association, les délégué-e-s ont pu lier l’embauche possible de David Simard avec les rumeurs comme quoi le Comité exécutif voulait menotter la PIM, de même qu’associer Marie-Ève Quirion à la sauvegarde de leur pouvoir.


Pour en finir avec la neutralité de David Clos-Sasseville

D’un point de vue général, la réponse de David Clos-Sasseville à notre rapport est faible et partielle. Elle n’aborde pas le fond de la preuve et s’en prend à des détails. Elle vise essentiellement à sauvegarder sa réputation plutôt qu’à répondre honnêtement au rapport.

DCS décrit d’abord notre rapport comme une plainte, ce qui n’est pas faux, car l’objectif de notre rapport est d’appuyer notre plainte. Cependant, il s’agit d’un rapport issu d’une enquête que nous avons faîte. Nous n’avions pas non plus la prétention d’être neutre, mais plutôt de nous attaquer à l’apparence de neutralité d’un processus partisan. Nous souhaitons qu’une enquête indépendante soit faite, mais il semble que nous sommes les seuls à revendiquer une telle chose. Est-ce un mal subjectif que de demander une telle chose? Devant l’absence d’une telle mesure, que pouvons nous faire à part rendre public ce que nous savons en espérant déclencher un processus plus impartial.

DCS s’étend ensuite sur le contexte de ses nombreuses implications en cherchant à faire croire que l’explication du contexte dissipe l’impression qu’il cache des « fins diaboliques » : une expression de son cru. Or, la description des contextes n’infirme en rien l’existence d’intérêts de sa part, ni ne dément sa capacité d’influence. Il ne s’agit que d’un artifice rhétorique.

C’est encore une fois un secret de polichinelle de dire que sa présence sur le comité de sélection était motivé par un objectif bien précis : contrer l’embauche de David Simard. Alors que l’exécutif de l’AFESH avait nommé son représentant pour le Comité de sélection en la personne de Rémi Daigle, c’est Alexandre Leduc, membre de l’exécutif non solidaire des décisions de l’exécutif et hostile à la candidature de David Simard, qui poussa DCS à se présenter. Le contexte de son implication n’était absolument pas neutre et altruiste.


La psychologie politique de David Clos Sasseville

Sa tendance à voir des sous-entendus à plusieurs endroits dans notre texte, tel que :

« Je n’ai donc pas, comme le sous-entendent les plaignants, accumulé sciemment les postes de pouvoirs pour des fins diaboliques. »

« Laisser sous-entendre, sans preuves, que la grille à été remise à certaines candidatures relève de l’artifice rhétorique visant à discréditer le processus et les membres du comité. »

« De plus, sans le mentionner, les plaignants laissent sous-entendre que ces conflits auraient été ramenés à la PIM, ce qui est également faux. »

« Enfin, les plaignants laissent sous-entendre l’existence d’un « réseau » des cycles supérieurs. »

« De plus, ils utilisent des courriels personnels envoyés à deux personnes seulement, et sous-entendent une large diffusion de ceux-ci pour appuyer leur plainte. »

En nous faisant dire des choses que nous n’avons pas dit ou en faisant passer des choses que nous exprimons clairement pour des sous-entendus, il s’agit encore une fois d’une manœuvre rhétorique pour faire croire que nos preuves sont mal assises. Mais surtout, nous accuser de procéder avec des sous-entendus révèle une dimension essentielle de la psychologie de DCS.

Son utilisation à outrance de la dénotation de sous-entendu est typique d’une psychologie adepte de théorie du complot. En lisant son texte, on a l’impression qu’il a eu une révélation : nous sommes subjectifs et menteurs. C’est à partir d’elle qu’il analyse et non à partir de la réalité. Il applique le même biais idéologique sur sa propre personne : il est neutre et vrai.

Adepte de la théorie du complot subjectif et de la neutralité, DCS critique celles et ceux qui se servent de leur pouvoir symbolique pour influencer les autres. Nous sous-entendons publiquement qu’il prétend ne pas faire partie de ces conspirat-rice-eurs subjecti-ve-fs. Lui est un neutre qui voit dans l’influence des autres (certain-e-s ont tendance à chercher plus d’influence que d’autres = gens mauvais) un complot pour le pouvoir. Par exemple, DSC prône l’absence d’influence de l’exécutif au sein de la PIM ou de l’AG.

David Clos-Sasseville a une vision tronquée de la démocratie parce que simplement mécanique. Autrement dit, nous sous-entendons publiquement qu’il écarte la subjectivité individuelle des jeux de pouvoir pour camoufler sa propre influence, son propre pouvoir symbolique. Par exemple, le pouvoir symbolique de l’exécutif serait énorme en PIM, mais, quand il s’agit de sa personne ou de la PIM, leur propre pouvoir symbolique serait nul, car ils ne sont considérés que comme des mécanismes froidement objectifs.

DCS masque toujours ses préférences. Il a toujours refusé d’admettre son parti pris. Il aime mieux se référer à l’évaluation du Comité de sélection, qu’il juge lui-même insuffisante par ailleurs. La contradiction étant énorme, il amoindrit les conséquences de la pauvreté de l’évaluation du Comité de sélection sur son jugement en analysant les curriculums vitae où, étrangement, il ne voit aucune différence majeur entre les candidat-e-s.

Pour sa part, Rémi a clairement fait connaître son opinion au Comité de sélection quant à savoir quel était le meilleur candidat dans la course. Dans un courriel adressé au Comité de sélection, il a exposé que David Simard répondait mieux aux exigences soumises par l’AFESH, notamment en ce qui concerne l’expérience militante en milieu étudiant et les tâches informatiques. C’est alors que DCS a rétorqué que « Cette présentation faite par Rémi est un plaidoyer contre l’existence de l’objectivité. » DCS se voit comme un rempart à la subjectivité, une sorte de magicien du vrai. Nous pensons qu’il est plus honnête et sage de présenter ses préférences et de confronter ensuite les analyses en présence. Est-ce neutre, nous posons la question ici, que de prétendre que les expériences de Marie-Ève Quirion dans le mouvement étudiant puisse équivaloir celles de David Simard? Est-ce ridicule de remettre en question les compétences informatiques de Marie-Ève Quirion et plus spécifiquement ses aptitudes Photoshop?

Pour étayer notre thèse selon laquelle DCS souffre de paranoïa aigue, cet extrait est utile :

« Il y a effectivement eu conflit entre moi et Rémi Daigle au sein du comité, ce conflit était surtout basé sur le fait que Rémi Daigle revendiquait un droit de vote de l’exécutif, tout au long des conversation le jour des entrevues mais aussi dans ses courriels. Hors, l’exécutif n’a aucun droit de vote en PIM, surtout si le mandat est remis par l’Assemblée Générale à la PIM. »

En fait, Rémi n’a jamais revendiqué un droit de vote de l’exécutif à la PIM. Ce qu’il a exprimé oralement comme par écrit à maintes reprises lors du processus, c’est sa volonté d’aborder la question avec le Comité exécutif pour ensuite suivre ses recommandations en tant que délégué sur le Comité de sélection. Le droit de vote de l’exécutif dont parle Rémi, c’est son droit de vote au sein du Comité de sélection, point final. La friction entre DCS et Rémi est le résultat de l’impossibilité pour Rémi de consulter l’exécutif en raison du huis clos auquel tenait mordicus DCS. La compréhension erronée des interventions de Rémi de la part de DCS est une conséquence du fait que Rémi a émis clairement ses préférences lors du processus de sélection, ce qui a altéré sérieusement la capacité d’écoute et de jugement de DCS à son égard, car il voyait en lui un comploteur.


Les « ragots de village » sur les compétences militantes

Un élément réellement cocasse de la contre-argumentation de David Huis Clos Sasseville, est le passage suivant :

« D’ailleurs, en ce qui concerne la position politique des déléguées, il ne s’agit pas d’un argument ou d’une preuve que d’affirmer que « la PIM est connue pour être plus modéré ». Cela ressemble plus à un ragot de village « tous le monde sait que… » sans valeur rationnelle. Où sont donc les preuves et les arguments? »

Comme nous l’avons cité lui-même dans le rapport d’enquête sur ce qu’il pense de la PIM, on se demande comment se fait-il qu’il nie à ce point son propre point de vue, car il décrit :
« Les membres de la PIM sont loin de tous venir du milieu militant […] L’autre dimension du problème, tous les candidat-e-s proviennent d’un milieu petit et restreint, le monde militant, l’exécutif aussi et ce dans sa totalité. »
DCS aurait intérêt à se relire. Il prendrait conscience que les « ragots de village » sont colportés par des individus comme lui. S’il était un peu plus honnête, il prendrait aussi conscience que ce ne sont pas que des ragots, mais un secret de polichinelle que de dire que la PIM est connue pour être plus modérée.
Ce qui discrédite encore davantage la PIM dans cette affaire est de se poser la question de sa compétence militante. Comment un groupe plus ou moins militant a-t-il les compétences pour juger de la compétence militante de la permanence politique? Le Comité de sélection n’ayant fait qu’une évaluation superficielle des compétences militantes des candidatures, comment la PIM aurait-elle pu prendre une décision compétente par une simple lecture superficielle des curriculums vitea? Une évaluation compétente aurait nécessité un questionnaire plus approfondi de cette exigence.

Vous comprendrez par là que nous ne reconnaissons pas valables les arguments, contradictoire comme vous le constaterez, de DCS sur le sujet de l’évaluation de ces exigences. D’abord, il prétend que les membres du comité étaient d’accord sur la qualité de l’évaluation de ces exigences :
« Toutefois, le comité (composé de moi-même, Julie Larivière et Rémi Daigle) considérait que ces questions trouvaient leurs réponses en bonne partie grâce aux curriculum vitae. Soyons clairs, toutes les candidatures retenues en entrevue avaient bien conscience de la teneur du poste et ont énuméré leurs implications militantes. Les trois candidatures retenues avaient toutes une longue liste d’implications dont une bonne partie à l’ASSÉ. »
Ce qui est d’abord bizarre dans le point de vue illustré dans cette citation de David Clos-Sasseville, c’est qu’il semblerait qu’on ait demandé seulement aux candidatures retenues, avant même de savoir si elles seraient retenues, d’énuméré leur implications militantes. Dans le cas des deux auteurs de ce présent texte, et ceci serait une preuve de discrimination puisque ces questions ne faisaient pas partie de la grille d’évaluation, on ne leur a pas demandé d’élaborer ou d’énumérer sur leurs implications militantes.

De plus, ces entrevues à deux vitesses, si elles se sont passées ainsi, ce qui est faux, ne permettent pas de déterminer quelle était la teneur des implications des candidatures. C’est-à-dire de chercher à savoir ce que la candidature avait exactement fait lorsqu’elle prétend s’être impliquée dans tel ou tel groupe. Un-e militant-e d’expérience ne peut simplement se fier à ce qui est écrit dans un curriculum vitae pour juger de l’expérience militante d’une candidature. En effet, siéger sur tel ou tel groupe, comité ou exécutif est une forme différente d’implication que d’avoir participer activement à des campagnes politiques et d’en avoir acquis de l’expérience.

Le curriculum de David Simard n’a pas été remis intégralement à la PIM. Nous savons qu’il manquait une page de son curriculum vitea pendant un bon moment lors des délibérations, cette page qui explicitait dans le détail ses implications militantes. L’analyse des antécédents politiques des candidatures par la PIM a été ainsi escamotée.

De toute façon, est-ce vrai qu’on a jugé simplement sur l’aspect et le contenu écrit des curriculums vitae? Le milieu « autour de soi » n’aurait pas aussi une influence? Nous laissons aux lecteurs et lectrices…

Rappelons simplement que le contexte de l’embauche d’une permanence politique devait précéder le déclenchement d’une grève dans le but d’aider l’exécutif dans l’organisation de celle-ci. Cet objectif semble avoir été perdu, entre autre, dans le cas d’Alexandre Leduc qui a cru bon vouloir donner à l’exigence d’habileté en recherche une priorité lors de la réunion de l’exécutif précédent la PIM d’embauche. Nommé supérieur immédiat de Marie-Ève Quirion après son embauche, il l’envoya faire une recherche sur le futur recteur à la bibliothèque, alors que les tâches de production de matériels politiques – pourtant essentielle - furent pris en charge par l’exécutif et par le candidat défait, David Simard, sous forme de contrats précaires. La preuve est, ici, flagrante. Alexandre Leduc avouera d’ailleurs, aux membres de l’exécutif via courriels, que Marie-Ève Quirion aurait eu besoin d’un peu de coaching avant d’entreprendre sa tâche de travail de terrain. Ce qui est le monde à l’envers, car la description des tâches de la permanence politique implique que c’est plutôt à elle d’aider l’exécutif. Il est apparu alors de façon flagrante pour une bonne partie de l’exécutif ayant quelque souci d’honnêteté, que Marie-Ève Quirion n’avait pas les compétences nécessaires. Elle manifestait des lacunes au niveau de son expérience, de son contenu et de ses compétences en infographie et en informatique.

Enfin, DCS contredit sa prétention à une évaluation de qualité consensuelle au sein du Comité de sélection :

« Dans le courriel de Rémi Daigle, cité par les plaignants, on parle de sa vision de ce qui distinguait la candidature de David Simard de celle de Marie-Ève Quirion, hors cette vision avait déjà été discutée lors de cette journée et sur les points Implication militante et dans des groupes étudiants, l’aspect communication et le travail de terrain, accordé seulement à David Simard par Rémi Daigle, Julie Larivière avait fait clairement remarqué à Rémi qu’elle pouvait très bien voir ces même critères dans le curriculum vitae de Marie-Ève Quirion. »

Ce n’est certes pas en se fiant sur une l’opinion de Julie Larivière, que nous savons n’être pas une militante d’expérience, basé sur sa capacité à « très bien voir » les compétences militantes d’une candidature à partir d’un curriculum vitae, que la qualité d’une évaluation aussi importante peut être jugée. Nous observons d’ailleurs qu’il est typique de DCS de faire porter à d’autre la responsabilité de ses propres opinions.


La perspective de David Clos-Sasseville sur son rôle dans l’association

Le texte de David Clos-Sasseville tente de minimiser son influence au sein des diverses instances auxquelles il a participées. David présente toujours un facteur indépendant de sa propre volonté pour expliquer chacune de ses implications. Il veille à conserver cette image de gars neutre et sincère en toutes circonstances, un mec qui pourrait rivaliser en altruisme avec les plus grands saints de cette terre :

« Pendant mon premier mandat, la problématique des assurances est survenue, les autres membres de l’exécutif étant débordéEs, ils et elles ont décidéEs de me mettre sur le dossier. Grâce à une bonne coopération des déléguéEs de la Plénière Inter-Modulaire (PIM), nous avons pu rétablir la situation et éliminer les vices de procédures de la première AG dans la seconde. C’est aussi pour cette raison qu’en octobre 2006 j’ai été délégué par l’exécutif d’alors sur le comité des assurances. »

« C’est sous la suggestion de l’exécutif que je fus élu sur ce poste. Il est à mentionner que le coordonnateur de PIM n’a pas de vote, pas de siège, pas de droit de proposition, il s’agit donc strictement d’une aide sans pouvoir effectif. »

« Les anciens et anciennes exécutantEs de l’AECSH démissionnant à l’automne 2007, il fallait une relève et devant le peu de personnes à se présenter j’ai décidé de participer et ainsi d’aider à mettre en place les nouvelles dispositions de la charte que j’avais aidé à écrire. »

« Alexandre Leduc m’a demandé si je voulais en faire parti, ce que j’ai d’abord refusé. Par la suite Alexandre Leduc, devant le manque de volontaire, a tout de même proposé mon nom, ce que la PIM a accepté sous condition de mon élection à l’AECSH. Je n’avais donc pas prévu de me présenter sur ce comité. »

La responsabilité des mauvais choix d’une instance peut choir sur lui si nous prenons en considération les pouvoirs importants qui lui ont été conférés à maintes reprises et, conséquemment, l’expérience qu’il a acquise et dont il vante les mérites dans sa première lettre adressée au Comité de sélection. De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. Malheureusement, David Clos-Sasseville refuse de prendre les blâmes parce qu’il nie constamment son influence partisane.

Notamment sur la question des délégué-e-s de la PIM des cycles supérieurs, il applique la même logique :

« Une personnes aux cycles supérieures passe donc beaucoup moins de temps à l’UQAM et a donc moins l’occasion d’y créer un réseau. »

Pourtant, la PIM est un milieu restreint qui permet aux étudiant-e-s des cycles supérieurs de continuer à garder contact avec leurs collègues. Tous les étudiant-e-s des cycles supérieurs le moindrement impliqués à l’université se connaissent et la PIM leur assure une présence politique notable et cela, grâce à leur représentation disproportionné dans cette structure décisionnelle. À notre avis, la longévité de l’implication au sein de l’association accroît les « occasions d’y créer un réseau. » Une bonne façon de pallier aux « problèmes de solitude » auxquels font face les étudiant-e-s des cycles supérieurs.


Un cas pour revenir sur l’expérience de DCS

Dans le dossier d’embauche de son ami webmestre pendant l’été 2006, David Clos-Sasseville nous dit s’être retiré au moment du vote en raison de ses liens d’amitié avec le candidat. Il nous assure que les autres membres du Comité ne connaissaient pas le candidat retenu, Nicola. Ainsi, il veut nous démontrer que son poids dans le comité a été négligeable malgré ses liens d’amitié avec le candidat.

Voulant rétablir la crédibilité des membres du comité de sélection 2006, Myriam Villeneuve, une des membres de ce comité, est venu nous voir pour exposer sa version des faits. Elle nous a certifié que l’influence de David Clos-Sasseville a été presque nulle dans cette affaire compte tenu qu’il n’a pas voté au final. David a simplement participé au processus en tant qu’évaluateur des candidatures.

Intrigué par ces nouvelles informations, nous lui avons demandé de nous parler de la performance de Jérôme Charaoui à l’entrevue et des raisons l’ayant exclu de la course. Jérôme était un autre candidat qui a postulé pour le poste de webmestre de l’AFESH. Il est reconnu pour son talent en la matière. Myriam nous a avoué avoir été absente lors de l’entrevue de Jérôme. Elle prétend tout de même que la prestation de Jérôme a été mauvaise. Nous lui avons ensuite demandé de qui elle tirait ce constat. Réponse : David Clos-Sasseville.

Nous pensons que le pouvoir d’une personne qui évalue les candidatures augmente lorsque certain-e-s membres manquent à l’appel. Puisque les membres du comité de sélection n’ont pas assuré un suivi constant pour chacune des candidatures, les notations de David Clos-Sasseville ont augmenté en importance. Ce phénomène démontre qu’il est possible d’influer sur le cours des choses sans avoir un droit de vote. DCS s’est retrouvé avec son amie Marianne DiCroce pour noter la performance de Jérôme.

Des rumeurs ont circulé afin de justifier le choix de webmestre. Une raison évoquée officieusement a été l’incapacité de rejoindre Jérôme facilement. Pourtant, nous savons que Jérôme a été disponible pendant tout le processus d’embauche. Nous savons aussi que Jérôme a été choqué lorsqu’il a appris l’existence de ce prétexte.

Quant à la question de la qualité variable entre le travail d’une personne uniquement webmestre et celui d’une équipe composée d’un webmestre et d’un graphiste, nous sommes d’avis que la description des tâches était la même et que, donc, le travail devait être de qualité dans les deux cas. Le montant forfaitaire de 3500$ pour cette tâche était excellent. L’AFESH pouvait s’attendre à l’élaboration d’un design graphique du même niveau que celui de cette année. Jérôme, à ce prix, n’aurait pas hésité à faire appel à un graphiste professionnel pour concevoir le volet graphique du site, moyennant la somme de 1000$. C’est dire que le site que Nicola a conçu ne vaut pas les 3500$, surtout en prenant en compte le fait qu’il a négligé l’écriture d’une procédure de mise en ligne user friendly, rendant ainsi l’emploi du site extrêmement difficile suite à son départ.


Rectifications à notre rapport d’enquête

Le texte de DCS intitulé « Une autre perspective sur l’embauche » a au moins quelques bons points qui nous forcent à revoir certains détails de notre rapport. Cependant, ces détails sont loin de permettre à DSC de conclure que les plaignants « s’appuient sur des informations qui, à mon sens, sont incomplètes, sorties de leurs contextes ou tout simplement fausses. ». Il s’agit de ces deux éléments :

1. Marianne Di Croce n’était pas une amie de Marie-Ève Quirion, mais de DCS. Ce qu’il omet d’avouer.
2. Qu’il est probable que le témoignage de la mémoire de Rémi Daigle n’était pas exacte, (notons qu’il manque des grilles d’évaluation dans le dossier…), que DSC n’a pas fait callé David Simard sur la compétence Entregent, amabilité et habileté en communication interpersonnelle en lui donnant la note de 2/5. Cependant, ce qu’il omet encore d’avouer est qu’il a généralement attribué de mauvaises notes à David Simard et a prétendu qu’il a réalisé une mauvaise entrevue, ce qui a permis de présenter Marie-Ève Quirion en PIM avec une meilleure note.

Ces deux éléments ne sont en sommes que des détails qui, même rectifiés, ne modifient en rien le fond de la preuve et n’affaiblissent pas non plus le rapport.


Confiance ou compétence

Nous comprenons mieux aujourd’hui pourquoi Marie-Ève Quirion a été choisie au lieu de David Simard. À défaut d’avoir autant de compétence que celui-ci, à part peut-être en recherche, elle a peut-être plus d’ami-e-s et surtout moins d’ennemi-e-s. C’est d’ailleurs notoire d’avoir plus d’ennemis lorsqu’on est un militant de terrain anarchiste qui passe sont temps à confronter avec virulence la réaction et à provoquer le débat, avec des éclats occasionnels. Dans ce cas, avoir plus d’ami-e-s n’est pas nécessairement une bonne chose, car cela démontre le peu d’action de résistance politique manifestée et une tendance à suivre le courant dominant.

Nous tenons cependant à nous excuser auprès de Marie-Ève Quirion pour l’effet qu’a pu produire nos écrits sur elle. Nous savons que la remise en question publique de ses compétences est désagréable, mais nous ne pouvions passer sous silence cette question fondamentale à notre démarche. C’est d’ailleurs pour cette même question que les embauches sont assorties d’une durée de probation, pour que l’on puisse juger si effectivement la candidate embauchée a les compétences. Une de ces compétences était d’ailleurs la capacité à travailler sous pression. Il est par conséquent comique qu’on nous accuse d’avoir exercé, par la publication de notre rapport et de nos plaintes, une pression psychologique sur la candidate. Nous avons, contrairement à ses ami-e-s, fait le travail d’évaluation nécessaire.

Notre expérience des conflits politiques internes nous rappelle que nous n’avons pas assisté à une si imposante campagne de salissage envers nous que lorsque nous combattions les péquistes au pouvoir au sein de l’AGEsshalcUQAM et les fédérations étudiantes. À bien y penser, même les plus vicieux comme Philippe Boucher, n’osaient pas inventer d’aussi grosses calomnies et s’adonner à de l’intimidation physique. On se contentait généralement de nous faire passer pour des grévistes ou des casseurs, ce a quoi nous pouvions répondre. C’est, nous croyons, depuis le fameux « Victorgate » de 2002, considéré à tort comme un backlash anti-féministe, que s’est cristallisé autour de nous une certaine méfiance, voir une haine acharnée. Il s’agissait encore une fois de tendance autoritaire qui se laissait aller à des campagnes de diffamation informelle sans jamais vouloir confronter publiquement leur point de vue, sauf lorsqu’il s’agit de pondre des textes flous structurés par une langue de bois chère à cette clique. C’est la même clique d’hypocrites qui aujourd’hui nous traîne dans la boue en faisant croire qu’il existe des preuves de notre infamie.

Les États et les organisations autoritaires exercent toujours la même logique implacable de la loyauté envers les chefs. C’est ainsi qu’on accède à des postes de pouvoir. Si les chef-fe-s ou le clan a confiance en vous, vous serez élu-e. Peu importe vos compétences. Cette logique aboutis à des régimes corrompus et incompétents.
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Messagede Philb le Mar Déc 04, 2007 11:37 am

Ça semble être du règlement de compte pur et simple.
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Messagede François-ASSÉ le Mar Déc 04, 2007 7:34 pm

J'ai effacé deux messages d'insultes.

Cette lettre est publique, BadAcid est membre du forum, il peut bien la transmettre ici s'il le veut. Libre à vous de la lire ou non.

Si les commentaires désobligeants se répètent ici, je verrouille le sujet, le mettant ainsi en mode "lecture seulement".
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Au modérateur

Messagede BadAcid le Mar Déc 04, 2007 9:06 pm

Salut,

Je comprends que les insultes n'ont pas leur place ici. Par contre, pour les fins de notre enquête, j'aimerais connaître le contenu et la provenance des précédents courriels. Les commentaires publiques doivent être compilés. J'aimerais que tu me contactes via message privé à ce sujet. À l'avenir, peux-tu, je t'en prie, m'envoyer systématiquement les messages effacés en raison des insultes qu'ils contiennent.
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Messagede Philb le Mar Déc 04, 2007 11:07 pm

Les messages te disais simplement de laver ton linges sales ailleurs, je suis personnellement de cet avis, mais tu fais se que tu en veux.
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Messagede ageul_1985 le Mer Déc 05, 2007 11:43 am

Je ne suis pas membre de l'ASSÉ

Si notre association avait à décider de son affiliation ou non, le présent texte et les gueguerres inciterait qu'il implique inciterait fortement notre association à ne pas affilier.

Ais-je besoin d'en dire plus?
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Messagede Etienne S le Mer Déc 05, 2007 2:17 pm

ageul_1985 a écrit:Je ne suis pas membre de l'ASSÉ

Si notre association avait à décider de son affiliation ou non, le présent texte et les gueguerres inciterait qu'il implique inciterait fortement notre association à ne pas affilier.

Ais-je besoin d'en dire plus?


L'affiliation serait compromise parce qu'il y a contestation d'une décision d'une instance d'une association membre ?
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Messagede ageul_1985 le Mer Déc 05, 2007 2:57 pm

Non

l'affiliation serait difficilement envisageable parce que les gens ne veulent rien savoir des extrémistes, des gueguerres internes et de ce genre d'attitude de procès stalinniens. Je plains l'AFESH et ses exécutants d'avoir à subir cela.

Tu me répondras sûrement que l'ASSÉ c'est bien plus que ses membres. Moi je pense qu'une fédération (FECQ, FEUQ, ASSÉ), c'est avant tout une table avec des membres.

Anyway je pense avoir dit clairement dans d'autres posts que c'est une situation généralisée à l'ASSÉ en ce moment. Ce n'est pas juste l'AFESH, c'est l'ASSÉ qui est sclérosée avec l'intégrisme politique. Je suis vraiment très déçu de la tournure de la campagne, de la perspective d'hiver et de ce que je constate de l'ASSÉ. Cela dit, c'est loin d'être absolu et irrévocable. J'ai juste hâte au jour où l'ASSÉ cessera d'être le repère de certains anarchistes et anarcho communistes, abandonnera la sois-disant volonté de révolution (Gendron Blais aux franc tireur qui dit que c'est malheureux que les gens ne veulent pas ca) et se consacrera à son projet de réformer le système d'éducation en poussant pour l'implantation de la gratuité scolaire. Les anarchistes et QS, qu'ils aillent militer dans leur parti ou absence de parti respectifs.
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Pleure pas, y a des jobs ailleurs

Messagede Militant sans brassière le Mer Déc 05, 2007 4:08 pm

Après cette chasse aux sorcières à l'AFESH, j'espère que toutes les assos auront compris qu'il faut JAMAIS engagé quelqu'un qui fou le bordel partout où il passe quand le monde n'obéis pas à ses ordre.
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Messagede BenoitL le Mer Déc 05, 2007 4:16 pm

lol, ton nick
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Messagede NutZ le Mer Déc 05, 2007 6:58 pm

Je ne suis pas membre de l'ASSÉ

Si notre association avait à décider de son affiliation ou non, le présent texte et les gueguerres inciterait qu'il implique inciterait fortement notre association à ne pas affilier.

Ais-je besoin d'en dire plus?


Sur quoi tu te bases pour dire que c'est simplement une guéguerre??? De manière générale, les gens qui tiennent ce discours ne se donne même pas la peine de prendre pleinement connaissance des points de vue en présence et de ce fait se place implicitement du côté des gens qui tirent les bénéfices du conflit que ces mêmes personnes réduisent à la simple appellation de guéguerre. Prétendre, être neutre dans un conflit, c'est favoriser implicitement par sa non-action la partie qui est en position dominante. Combien de personne y sont allées de simples attaques personnels contre ce rapport et son contenu, préférant ainsi masquer la faiblesse de leur argumentation plutôt que la dévoiler au grand jour?

Il y a une forte tendance présente dans notre mouvement à réduire les conflits internes de nos organisations à de ''simples guéguerres''. Les discours sur l'union à tout prix entre deux organisations opposées radicalement dans leurs fondements les plus profonds en est un exemple flagrant. Les conflits doivent être plutôt mis au grand jour. C'est à travers le conflit entre les diverses tendances que se solidifient les positions de nos associations et par le fait même la qualité de notre lutte. À l'inverse, ignorer le conflit émergent est plutôt ce qui contribue à détruire de l'intérieur une association puisque celle-ci se trouve à présenter une fausse image d'unité idéologique. La démocratie émerge du conflit social, ainsi, la négation de ce conflit est une négation de la démocratie.

Est-ce par peur de ce conflit que tu refuserais que ton asso affilie à l'ASSÉ? Pour ma part, j'ai beaucoup critiqué les stratégies de l'ASSÉ cette session-ci et je suis sorti de certains congrès profondément en tabarnack en raison des positions prises. Celà ne m'empêche pas de voir à travers l'ASSÉ, ses structures et ses principes de bases, l'outil idéal pour mener notre lutte.
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Messagede Frankie_Boy le Mer Déc 05, 2007 9:02 pm

Je tiens avant toute chose à réitérer que je suis pro-ASSÉ et je dis sans gêne que j'ai participé à plusieurs campagne d'affiliations dont 2 assos desquelles j'ai été ou je suis membre.

Cependant, je crois que nous devrons parler avec franchise et que nous avons des trucs urgents à régler à l'ASSÉ avant la campagne de grève. Moi le dogmatisme, qui s'opère depuis le congrès de B de B, j'en peux plus. Est-ce une raison suffisante pour désaffilier ou ne pas affilier, à moyen terme? Je crois que oui. Je ne répèterai pas tout ce que je pense, je l'es écris à quelques endroits sur ce forum, mais une culture syndicale à chier, ça peut emmener des assos à désaffilier. La CADEUL s'est désaffilié de la FEUQ spécifiquement à cause de la culture syndicale il faut le dire, à chier.
Je ne crois pas qu'il n'y ai plus rien à faire avec l'ASSÉ, mais je pense qu'il faut corriger le tir et se ré-enligner, parce que j'ai l'impression qu'on se condamne à rester petite sinon, pis c'est pas ce que je souhaite à l'ASSÉ.

On consolide, on s'ouvre, on fait une belle grève, on a plein d'affiliation, joie!

Concernant le sujet, parce que ca dérape solide, bah, c'est un spectacle, J,aimerais bien ne pas être en fin de session pour aller bouffer du pop-corn moi aussi. :wink:
Dernière édition par Frankie_Boy le Jeu Déc 06, 2007 3:42 am, édité 1 fois.
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Messagede Landvättir le Mer Déc 05, 2007 9:37 pm

D'accord avec Frankie. Et si l'ASSÉ reste dogmatique (mettons, enracinée dans se principes), eh bien qu'elle soit alors au moins polie. Parce que présentement, toute concession, quand elle se fait, se fait à reculons et avec un air bête. Un peu de gentille naïveté serait appréciée quand nous cherchons des allié-e-s.
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Messagede Gavroche le Jeu Déc 06, 2007 12:23 pm

ageul_1985 a écrit:Non

l'affiliation serait difficilement envisageable parce que les gens ne veulent rien savoir des extrémistes, des gueguerres internes et de ce genre d'attitude de procès stalinniens. Je plains l'AFESH et ses exécutants d'avoir à subir cela.

Tu me répondras sûrement que l'ASSÉ c'est bien plus que ses membres. Moi je pense qu'une fédération (FECQ, FEUQ, ASSÉ), c'est avant tout une table avec des membres.

Anyway je pense avoir dit clairement dans d'autres posts que c'est une situation généralisée à l'ASSÉ en ce moment. Ce n'est pas juste l'AFESH, c'est l'ASSÉ qui est sclérosée avec l'intégrisme politique. Je suis vraiment très déçu de la tournure de la campagne, de la perspective d'hiver et de ce que je constate de l'ASSÉ. Cela dit, c'est loin d'être absolu et irrévocable. J'ai juste hâte au jour où l'ASSÉ cessera d'être le repère de certains anarchistes et anarcho communistes, abandonnera la sois-disant volonté de révolution (Gendron Blais aux franc tireur qui dit que c'est malheureux que les gens ne veulent pas ca) et se consacrera à son projet de réformer le système d'éducation en poussant pour l'implantation de la gratuité scolaire. Les anarchistes et QS, qu'ils aillent militer dans leur parti ou absence de parti respectifs.


Ageul, tu dénotes plusieurs problèmatiques en les foutant toutes dans le même paquet. C'est agacant.

Tout d'abord, merci mais en tant qu'ancienne exécutante ayant vécu la contestation du processus d'embauche, je ne suis nullement à plaindre. Je suis d'accord avec le fait qu'il y ait contestation, en grande partie pour les raisons que NutZ a expliquées plus haut.

Ce que je comprends de ton message, c'est qu'en fait tu ne comprends pas grand chose à l'ASSÉ, au syndicalisme de combat et aux associations militantes en général. L'ASSÉ, tout comme l'AFESH, ont des positions sur l'éducation mais aussi d'autres qui dépassent les questions "scolaires" comme toi tu l'entends. Ces associations sont porteuses d'une lutte sociale à plus large échelle. Maintenant si tu n'es pas en accord, soit, mais j'espère que tu es conscient-e que ce que tu proposes n'est ni plus ni moins qu'une revisitation en profondeur du rôle et des buts que se fixe l'ASSÉ, calqués sur le modèle feucquiste...?

Une autre preuve de ta mauvaise compréhension est ta conception selon laquelle l'ASSÉ serait un repère d'anarchistes et d'anarcho-communistes. Le sous-entendu est que l'ASSÉ ne serait que ça, ce qui est complètement faux à mon avis. L'ASSÉ est composée d'associations dont les membres sont issu-e-s de plusieurs tendances idéologiques, pas seulement libertaires. (Ce que met d'ailleurs en lumière, entk pour l'AFESH, le rapport d'enquête présenté dans ce forum...)

Ton invitation à militer dans nos absences de partis est rigolote. Je te répondrais que les anarchistes ont une fâcheuse tendance à vouloir être partout là où il y a des luttes sociales contre notre système économique pourri. L'ASSÉ fait partie d'une de ces organisations, je ne vois pas pourquoi on se priverait d'y mettre nos efforts...

Dernier truc. Procès stalinien hein? Ta maneuvre de rhétorique ne prouve que ton ignorance des réels procès staliniens ou ta pure bêtise intellectuelle. Quoi qu'il en soit, c'est une affirmation grave et fausse, et elle ne sert qu'à cacher les buts réels du rapport d'enquête, soit, en gros, démontrer qu'il y a eu erreurs dans le processus d'embauche de la permanence politique à l'AFESH, que ces erreurs sont liées à certains jeux de pouvoir et intentions, et qui eux sont liés à des tendances idéologiques.

Finalement, moi ce que je t'inviterais à faire c'est analyser plus en profondeur les organisations que tu critiques ainsi que les enjeux qui les façonnent avant de balancer des accusations et affirmations du genre.
"Les choses en étaient là lorsque les matelots de Kronstadt envoyèrent une délégation à Petrograd pour étudier la situation sur place et convenir si possible avec les ouvriers d'une action commune"
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