L'État de la Pauvreté aux USA: préoccupant!

Mouvement ouvrier, droits des immigrants, immigrantes et réfugié-e-s, environnement, etc.

Messagede pm le Lun Fév 26, 2007 2:42 pm

Le but n'est pas de te caller dans notre analyse de la société capitaliste mais bien de voir clair dans le système dans lequel nous vivons.

Personellement, j'ai commencé par vouloir savoir ce qui se passait autour de moi, j'ai commencé à vouloir comprendre comment fonctionner le monde. J'ai constaté avec l'école, avec certains médias, avec la musique, etc, qu'il y avait énormément d'inégalités. À partir de ça, j'ai voulu, comme tou-te-s ceux et celles qui constatent ces inégalités et problèmes, j'ai voulu participer à les régler. J'en suis venu, moi aussi, au début, à me dire que je pourrais participer à ce changement dans le seul moyen que le capitalisme me l'offre: acheter différement et voter le mieux possible. J'étais tout à fait honnête dans mon désir de vouloir changer les choses. Quand j'ai vu que tout cela ne marchait pas, quand j'ai commencé à étudier la société et ces systèmes de manière sérieuse, j'en suis venu à la conclusion que ces problèmes sont générés par le système capitalisme et ses outils idéologiques et politiques.

À partir de cette évolution, je ne peux accepter mon sort de simple consommateur responsable. Il faut beaucoup plus! Moi aussi je cherche encore des réponses. Ce qui a de plus cohérent, selon moi, c'est de produre ensemble seulement ce dont on a besoin pour vivre (principe de l'économie communisme). Ce qui est important, c'est de ne pas se faire dicter nos façons de faire par quiconque puisque toutes ces personnes le feront pour un certain intérêt qui ne sera pas celui de la population. C'est donc que je crois que nous devons décider de manière horizontale et directe (principe de l'anarchisme).

Je pourrais aller plus loin dans ma réflexion sur ce qui doit changer et sur la société que je veux, mais il faut à tout prix s'ouvrir aux possibilités si ce que l'on veut c'est réellement changer de monde. J'ai appris à travers l'histoire que l'alternative communisme libertaire était, jusqu'à présent, la plus lucide alternative.

Il ne sert à rien de se fermer, de devenir maccarthyste (anti-communiste) ou même autoritaire pour réfléchir sur notre sort. La seule chose qui nous servira ce sera d'être ouvert à changer le système le mieux possible, pour un meilleur futur.
pm
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Messagede MoiJ'aimeMao le Lun Fév 26, 2007 4:58 pm

Ok champions !

Alors votre solution c'est quoi ?

La révolution ? ok, je vous écoute, Expliquez moi comment vous comptez mettre ce systeme a terre et, surtout, ce que vous comptez construire a la place.

En passant, si votre solution comporte le mot communisme, anarchisme ou maoisme, vous fatiguez pas, je suis pas interessé.

Mais si vous avez une solution qui a reellement un chance de m'interesser, moi et les 7 millions de québecois, alors je suis disposé a l'entendre de bonne foi.


Ma solution est le socialisme, et comme tu l'as pas mentionné, j'imagine que ça pourrait t'intéresser.

Sur ce, vive l'idéalisme petit-bourgeois et tout ce qui en découle (comme la consommation responsable).
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Messagede SimonB le Lun Fév 26, 2007 8:06 pm

J'ai appris à travers l'histoire que l'alternative communisme libertaire était, jusqu'à présent, la plus lucide alternative.


OK, Le communisme libertaire, je la connaissais pas celle la :lol:

Sérieusement, je ne suis pas un spécialiste des systemes politiques. Pour moi, le communisme, c'est la Russie, Cuba, la Chine et un paquet d'autre pays ou je ne voudrais pas vivre. Je suis cependant pret a faire un compromis ; Nomme moi un seul pays qui soit a la fois communiste et capable de respecter le droit de l'homme, et j'accepterai d'écouter la suite. Et viens pas me dire que le capitalisme respecte pas les droits de l'homme, je le sais déja et c'est pas une excuse.

L'anarchisme...Max Stirner, Proudhon, et Kropotkine...Un Anarchiste convaincu m'a fait lire des trucs concernant leurs théories, et c'est suite a ca que j'en suis venu a la conclusion que c'était des conneries. La seule exception a ma critique est Noam Chomsky, et sa critique des médias. J'embarque au moins en partie dans son analyse. Mais il fini par déraper comme les autres.

vive l'idéalisme petit-bourgeois et tout ce qui en découle (comme la consommation responsable).


Rien a foutre. Au moins, j'essai de faire quelque chose.

Et, puisque tu sembles si fort dans ce que tu sais (et sur ce qui peut plaire au 7 millions de québécoiSEs que tu sembles associer à ta pensée),


Ce que je dis, c'est que le Québec est pas interessé par le communisme et l'anarchisme. Si t'as la preuve du contraire, je t'écoute.
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Messagede woffe le Lun Fév 26, 2007 8:42 pm

Pas besoin d'être anarchiste ou communiste pour savoir que la consommation responsable a ses limites: un réformiste comme moi (100% Keynésien garanti) peut te l'affirmer. C'est bien au niveau individuel, mais c'est justement le problème: les enjeux sont collectifs.

Il faut donc soit 1) des changements (des lois plus stricte, la gratuité scolaire, des impôts plus progressifs, etc.), mais sans refonte radicale des modes d'organisations de la société, ou 2) un changement profond et radical.

L'Option 1) a connu beaucoup de popularité au Québec il y a peu, et on peut penser qu'elle a encore beaucoup d'adhérents. La 2) en a moins, mais eh, ils sont motivés.
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Messagede pm le Lun Fév 26, 2007 9:49 pm

Ce qui est souhaitable d'étudier, selon moi, dans ce que l'histoire anarchisme a à nous offrir, c'est ces expériences et les concepts qui ont animés les foules et les révolutions.

Il y a eu des expériences de communisme libertaire (ou simplement anarchiste)durant la Commune de Paris, en Ukraine (moment qui s'est appelé la Makhnovchina), pendant la Révolte de Kronstadt en Russie, lors de la Révolution espagnole de 1936 et les expériences des Soviets en Russie avant que Lenin prenne le pouvoir, c'était une expérience non-hiérarchique d'envergure!

Je suis, comme toi, contre ces expériences de communisme autoritaire qui ont marqué l'histoire: Union Soviétique, Cuba, Chine, Corée du Nord... Certes puisque je suis contre le principe d'État comme étendar de l'autorité.
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Messagede Andrew Koster le Mer Mar 14, 2007 11:19 am

Pour moi, le communisme, c'est la Russie, Cuba, la Chine et un paquet d'autre pays ou je ne voudrais pas vivre.

Donc, ce que tu connais sur le communisme se résume à un paquet de préjugés véhiculées par les média bourgeois?
Je suis cependant pret a faire un compromis ; Nomme moi un seul pays qui soit a la fois communiste et capable de respecter le droit de l'homme, et j'accepterai d'écouter la suite. Et viens pas me dire que le capitalisme respecte pas les droits de l'homme, je le sais déja et c'est pas une excuse.

Je te relance le défi: nomme-moi un seul pays qui est communiste.

Peu de personnes ici défendent le modèle Russe/Chinois/Cubain, alors c'est légèrement sophistique de ta part (homme de paille).

EDIT: Et oui, la consommation responsable c'est de la bullshit bien-pensante. Non, je n'achète pas chez Wal-Mart, mais c'est plus par révulsion qu'autre chose; je ne me berce pas d'illusions en me disant que magasiner chez Zellers, c'est un acte révolutionnaire. Je n'achète pas de Nike, entre autre à cause de leur prix exorbitant, mais je ne crois que mon actions, ni la tienne, entrainera la chute de cette compagnie ou la fin de ses pratiques.

Une autre chose ennuyante à propos du boycott comme moyen d'action politique est le fait que c'est extrèmement difficile en pratique; en ne pas achetant une marque, on encourage souvent une autre compagnie qui elle aussi fait des choses inhumaines, puisque la recherche du profit maximal à tout prix est une caractéristique inhérente du système capitaliste. De plus, l'énorme quantité de compagnies qui possèdent d'autres compagnies et de marques alternatives qui servent de front à une autre marque, il est très difficile de réellement éviter toutes les compagnies que l'on veut éviter.
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Messagede Panurge le Dim Mar 18, 2007 11:04 pm

Donc, ce que tu connais sur le communisme se résume à un paquet de préjugés véhiculées par les média bourgeois?


Parti pris bourgeois ou non, force est de constater que l'intégralité des expériences ont été des échecs patents, prévisibles et systématiques. Mais à la rigueur, les exemples historiques n'ont pas tellement d'importance. Hayek et Mises l'ont démontré théoriquement : la planification est vouée à l'échec et par nature, elle ne peut qu'être autoritaire.
À moins d'un tour de passe-passe d'idéologie de classe, impossible d'ignorer ce constat. Conséquemment, inutile de s'acharner sur le cas communiste: il est mort-né.
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Messagede Tovarichtch le Dim Mar 18, 2007 11:13 pm

J'aimerais que tu étales ton message sur au moins 30 lignes d'argumentations, sans quoi, je vais te qualifier de démagogue qui utilise des sens commun.
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Messagede Panurge le Dim Mar 18, 2007 11:19 pm

J'attend des réponses qui orienteront mon props. Je n'aime pas trop écrire dans le vide.
Ceci dit, si la discussion est bonne, j'écrirai certainement plus de 30 lignes, ne t'inquiète.

Allez, une petite objection, camarade.
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Messagede petitdelidalida le Dim Mar 18, 2007 11:25 pm

la planification est vouée à l'échec et par nature, elle ne peut qu'être autoritaire.


C'est plus compliqué que ca: un système n'est jamais entièrement libéralisé ou entièrement planifié. En fait c'est lorsqu'un système est construit sur la base d'une idéologie totalisante (qu'elle soit planificatrice ou ultra-libérale) qu'il a le plus de chance de causer plus de merde que de bien. Et rappelons nous d'une donnée fondamentale: un système économique n'est pas à juger sur son seul bilan économique (genre des taux de croissance) mais aussi sur les conséquences politiques de son application

Je t'avoue avoir certains préjugés envers Hayek et Mises, cher Panurge. Peux tu nous résumer leur position sur la libéralisation des marchés? S'ils prônent une libération totale des forces régulatrices du marché, je regrettent mais ils perdent toute crédibilité sur leur opinion sur le communisme. Les théologiens du libéralisme économique ne sont que des clercs chargés de brainwasher le monde avec un évangile de productivité et de profit à tout prix. Je peux concevoir qu'un économiste défende le capitalisme, mais seulement s'il est capable d'apporter des nuances à ses louanges du système.
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Messagede woffe le Dim Mar 18, 2007 11:27 pm

Le fait qu'on vit dans une économie en bonne partie planifiée, et que ça marche franchement mieux que le laisser-faire total, quoiqu'en dise les clowns de l'IEDM?
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Messagede Panurge le Dim Mar 18, 2007 11:46 pm

C'est plus compliqué que ca: un système n'est jamais entièrement libéralisé ou entièrement planifié. En fait c'est lorsqu'un système est construit sur la base d'une idéologie totalisante (qu'elle soit planificatrice ou ultra-libérale) qu'il a le plus de chance de causer plus de merde que de bien.


Oui, mais non, c'est fort peu compliqué. La réserve idéologique que tu émets est factice et sans intérêt. De fait, une système économique est mauvais en proportion de sa planification, et ce, peu importe si celle-ci est motivée par des objectifs purement utilitaires, intéressés, statôlatres ou idéologiques.
Si d'un point de vu purement utilitaire, si elle est mauvaise, c'est parce qu'elle ne permet pas, sans indice de prix et sans la flexibilité de la gestion décentralisée, une organisation optimale des ressources et une adaptation proportionnée aux différentes contrariétés, ce qui mène à des aberrations dans la production.
J'y reviendrai si tu veux.

Je t'avoue avoir certains préjugés envers Hayek et Mises, cher Panurge.


Qu'as-tu lu sur eux? Je te propose ce lien fort succinct comme matériel de départ : http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Mises

un évangile de productivité et de profit à tout prix


C'est une démonstration probante que tu n'as lu sur le libéralisme que les communistes qui en parlent (bien mal). Je serais fort supris que tu parviennes à me citer un auteur libéral discourant de la productivité à tout prix et d'à quel point elle serait souhaitable. Merci d'avance de ton forfait.
J'ajouterai que les lubies productivistes sont d'ordinaire plutôt l'apanage des théoriciens et praticiens marxistes.

Le fait qu'on vit dans une économie en bonne partie planifiée, et que ça marche franchement mieux que le laisser-faire total, quoiqu'en dise les clowns de l'IEDM?


Prouve-le. J'ai franchement hâte de lire ton raisonnement.
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Messagede petitdelidalida le Lun Mar 19, 2007 12:56 am

Si d'un point de vu purement utilitaire, si elle est mauvaise, c'est parce qu'elle ne permet pas, sans indice de prix et sans la flexibilité de la gestion décentralisée, une organisation optimale des ressources et une adaptation proportionnée aux différentes contrariétés, ce qui mène à des aberrations dans la production.


C'est complètement ridicule! Comme si la gestion décentralisée en entreprise privée donnait nécessairement une "organisation optimale" des ressources! Et que le système de libre-marché ne causait pas "d'abberations de production"! Merde! Ton point de vue est ridiculement orienté vers un lichage de cul en règle du capital: nous vivons dans le plus meilleur système du monde, et tout le monde dans notre société est heureux. Le seul rôle de l'État est de s'assurer que notre illusion rose nanane reste comme telle en réprimant sauvagement tout ce qui lui empêcherait de subsister.

Je ne suis absolument pas partisan d'un système de planification centralisée et totalitaire. c'est tout à fait vrai qu'un tel système manque de flexibilité et de capacité à s'adapter aux intérêts contraires et aux situations particulières. Et oui le système communiste était condamné très rapidement (échec lamentable de la révolution mondiale, logique autoritaire du parti bolchevik en lien direct avec la Russie tsariste, volonté de construire "le socialisme dans un seul pays"...)

Le problème est dans la vision de l'État que tu promeuts en même temps que les théoriens de l'État minimal. Je trouve profondément abberante l'idée d'un marché garant de l'ordre social. C'est une pensée darwinienne absolument honteuse et à proscrire, car elle est la voie royale vers les pires excès. Ce qui est bien pour moi est peut être mal pour toi. Pour que mon bien triomphe je dois t'éliminer. Un système de libre marché absolu dans ses conséquences logiques entrainerait la création de monopoles, monstres de bureaucratie et de technocratie gérant l'humain comme une ressource humaine. Ultimement, le mouvement "naturel" tenderait vers la création d'un super-monopole, contrôlant la production pour son seul profit. Ce monopole ne s'appellerait pas "État" mais en aurait récupéré les pouvoirs. Bien sur, cet horizon fait figure de paradis...

Qu'as-tu lu sur eux? Je te propose ce lien fort succinct comme matériel de départ : http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Mises


Très bien utilisons ce matériel puisque tu me le recommande.

En 1912, il publie sa Théorie sur la monnaie et le crédit, l'une de ses principales contributions à la pensée économique qui assied sa réputation en Europe. Il met déjà en garde contre la manipulation catastrophique de la masse monétaire, qui conduisit par la suite au Krach de 1929. Il explique que la loi de l'offre et de la demande s'applique aussi au pouvoir d'achat d'une monnaie, et lui confère son « prix ».


Mises est un partisan de l'étalon-or, parce qu'il soustrait la monnaie au contrôle de la politique et aux tendances inflationnistes de tous les gouvernements.


Ce que sous-tend ces positions, c'est que la monnaie en tant que produit monopolisé par l'État, est sujette à cause de ce monopole aux caprices politiques de l'État, ce qui expliquerait le crash boursier... Un système de monnaie privée serait donc meilleur? Un espèce de "contrat social" entre entreprises financières qui émetteraient de la monnaie?

C'est ridicule: ca revient à penser que les entreprises sont apolitiques. Comme si un système de monnaie privée ne serait pas tout aussi soumis à des caprices politiques. Cette pensée magique dit: les entreprises auraient les pouvoirs de l'État, mais pas ses responsabilités sociales.

# L'économie de marché n'a pas besoin d'apologistes ni de propagandistes. (...) Si vous cherchez son monument, regardez autour de vous.


hahahahaha!

Son œuvre théorique vise à réfuter le collectivisme et l'étatisme sous toutes leurs formes, tant modérées comme le keynésianisme, qu'anti-libérales : socialisme, communisme ou nazisme (il remarque à ce propos que le premier gouvernement européen a avoir appliqué presque toutes les mesures économiques d'urgence prônées par le Manifeste du Parti communiste est celui de Hitler). Mises n'en est pas moins minarchiste.


Je m'imagine bien ce type marcher dans la rue et penser à lui même: voici un esti de pouilleux qui pollue mon petit champ visuel à moi. S'il n'y aurait pas le méchant État qui me vole des impôts, je pourrais engager une compagnie pour qu'elle fasse le nettoyage des rues. Ah! Quel bonheur que de marcher dans une ville sans pauvres et sans pouilleux!

Son combat est risible. Les valeurs morales que sous-tendent le libertarianisme (l'anarcho-capitalisme) sont merdiques et à combattre. Ce n'est pas une question de rationalité, mais de combat pour une société plus juste, plus égalitaire. Au delà même d'une logique de lutte des classes, c'est un parti pris pour l'égalité comme valeur fondamentale.

Je ne sais pas si l'État, comme institution dans sa forme actuelle, est à combattre ou non. En fait, j'aurais tendance à la combattre. Mais je me méfie hautement des principes libertariens. Derrière une position anti-État, se cache trop odieusement des rapaces fort peu soucieux de principes, pensant seulement à leur profit.
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Messagede petitdelidalida le Lun Mar 19, 2007 1:10 am

Et dans mon dernier post je n'ai même pas évoqué tous les mécanismes qui aident le marché à fonctionner "naturellement": colonialisme, patriarcat...

Le colonialisme: Exploitation sauvage du tiers monde (ainsi que le tiers monde au sein même des pays dits développés) pour assurer l'approvisionnement en ressources naturelles de la machine capitaliste. Réduction de l'être humain à une ressource humaine jetable après usage....

Le patriarcat: Fondation du système capitalise sur une vision hiérarchique des rapports de production entre les étres humains. Spécialisation des tâches en fonction d'aptitudes dites "naturelles". domination de l'homme sur la femme dans le but de préserver une mentalité compétitive et guerrière chez l'homme, fondement de l'entreprise privée. Exploitation éhontée du travail gratuit fourni par les femmes à la maison et par les bébés qu'elles "produisent"

Le privé pourrait certes remplacer l'État dans ses entreprises coloniales, et pourrait certes remplacer l'État comme gardien du système patriarcal... En fait même la non-existence d'un État serait parfaite pour contrer la contestation du système, puisque le système deviendrait comme un hydre à têtes multiples, qu'il faut toutes couper en même temps si on veut que la bebitte meure...

Moins d'État ne veux nullement dire moins de pouvoir exercé sur l'individu, sur la société.
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Messagede Panurge le Dim Avr 15, 2007 7:49 pm

Pardonnez le délai. J’avez oublié ce post, puis il y a eu cette fermeture du forum.

C'est complètement ridicule! Comme si la gestion décentralisée en entreprise privée donnait nécessairement une "organisation optimale" des ressources! Et que le système de libre-marché ne causait pas "d'abberations de production"! Merde! Ton point de vue est ridiculement orienté vers un lichage de cul en règle du capital: nous vivons dans le plus meilleur système du monde, et tout le monde dans notre société est heureux. Le seul rôle de l'État est de s'assurer que notre illusion rose nanane reste comme telle en réprimant sauvagement tout ce qui lui empêcherait de subsister.


Le fait est qu’effectivement, la centralisation des décisions amène grève l’entreprise de pesantes contraintes qui compromettent sa flexibilité et son adaptation. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle il ne s’est jamais formé de véritables monopoles de fait sans complicité des institutions étatiques. Je ne m’avancerai pas à parler de gestion optimale, mais il est patent qu’une certaine mesure de décentralisation est nécessaire.

Le problème est dans la vision de l'État que tu promeuts en même temps que les théoriens de l'État minimal. Je trouve profondément abberante l'idée d'un marché garant de l'ordre social.


Tu te trompes de cible. Le marché est une métaphore, sans plus. Ce qui, advenant la disparition de l’État ou sa diminution drastique, sera garant de l’ordre social, c’est l’action synthétique des lois, de l’échange et de la morale.

C'est une pensée darwinienne absolument honteuse et à proscrire, car elle est la voie royale vers les pires excès.


Au contraire, c’est penser instituer par décret un Homme Nouveau qui amène les pires excès. Les excès sont dans les idéaux excessifs et grandiloquents comme ceux avancés par les communistes.
Un système modeste qui garantit la juste propriété offre le cadre le plus propice à la prospérité et à la paix.

Ce qui est bien pour moi est peut être mal pour toi. Pour que mon bien triomphe je dois t'éliminer.


C’est la logique communiste, oui. Au contraire de vous, les libéraux ne sont pas foncièrement belliqueux.

Un système de libre marché absolu dans ses conséquences logiques entrainerait la création de monopoles, monstres de bureaucratie et de technocratie gérant l'humain comme une ressource humaine.


Tu projettes. Un système absolument statolâtre créerait un tel enfer. Quant au cas particulier des monopoles, tout concorde pour prouver qu’ils ne se forment pas sans subsides étatiques. Dans un marché libre, les coûts d’une telle entreprise dépasseraient largement les gains.
Mais puisque tu te fais fort de soutenir cette idée, je te met au défi de m’apporter trois exemples (c’est une demande modeste) de monopole constitués grâce à l’échange libre. Et quand je parle de monopole, je veux dire qu’il n’y a aucun substitut possible.
Bonne chance.

Ultimement, le mouvement "naturel" tenderait vers la création d'un super-monopole, contrôlant la production pour son seul profit. Ce monopole ne s'appellerait pas "État" mais en aurait récupéré les pouvoirs. Bien sur, cet horizon fait figure de paradis...


Pur fantasme. En près de deux siècles de marché plus ou moins libre, il ne s’est jamais constitué un monopole capable d’extraire une rente de monopole.
De fait, un marché libre et développé tend à faire éclater les monopoles, et ce, pour plusieurs raisons.
Une entreprise qui essaierait d’acheter tous ses concurrents ferait augmenter les prix à mesure, créant une activité très lucrative et incitant les spéculateurs à créer des entreprises concurrentes pour les lui revendre ensuite.
La baisse des coûts de transaction tend à favoriser les petites entreprises de niche qui n’auront pas le handicap de la taille et des frais d’administration.
Ce que sous-tend ces positions, c'est que la monnaie en tant que produit monopolisé par l'État, est sujette à cause de ce monopole aux caprices politiques de l'État, ce qui expliquerait le crash boursier... Un système de monnaie privée serait donc meilleur? Un espèce de "contrat social" entre entreprises financières qui émetteraient de la monnaie?


Cela revient à dire que personne n’aurait le pouvoir discrétionnaire d’émission de monnaie, puisqu’il y aurait obligatoirement une contrepartie d’or pour chaque billet émis. De cette manière, on éviterait les travers inflationnistes des banques centrales, qui, entre autres, ont provoqués le fameux Krach de 1929.

hahahahaha!


Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle. Compare d’abord la prospérité pré et post-révolution industrielle. Ensuite, compare la prospérité des pays capitalistes à celle des pays communistes.
La soudaine abondance du 19e n’était pas fortuite ; elle était la conséquence nécessaire de l’échange libre et du capitalisme.

Son combat est risible. Les valeurs morales que sous-tendent le libertarianisme (l'anarcho-capitalisme) sont merdiques et à combattre.


Comme le droit de ne pas se faire agresser dans l’exercice d’une activité pacifique ? Tu es vraiment pétri d’humanisme. Bravo.

Ce n'est pas une question de rationalité, mais de combat pour une société plus juste, plus égalitaire. Au delà même d'une logique de lutte des classes, c'est un parti pris pour l'égalité comme valeur fondamentale.


L’égalité n’est pas une valeur fondamentale justement. Qui plus est, elle ne permet une gestion cohérente et sans équivoque des conflits qu’amène la rareté des ressources. Conséquemment, elle appelle la gestion discrétionnaire des bureaucrates.
Tout cela sans parler de son caractère éminemment matérialiste (ne parler qu’en termes purement vénaux), irréaliste (comment égaliser deux personnes de constitution et de mérite différent ?), liberticide (elle nécessite une immense machinerie bureaucratique et répressive) et absurde (genre instituer par décret qu’une aune de drap en vaut autan que deux).
Puis, comme disait Cicéron, la mesure de la richesse est la satiété. Ainsi le seul indicateur pertinent de prospérité n’est pas la richesse du pauvre relativement à celle du riche, mais la richesse absolue du pauvre, c’est-à-dire sa satiété. Or, qu’il y ait des personnes très riches n’empêche pas les couches inférieures de prospérer elles aussi. Au contraire, l’épargne et l’investissement des Crésus permettent justement une distribution relative de l’abondance. En revanche, un système qui tend à diminuer au possible les disparités, fondant son éthique sur l’égalité matérielle, ne réussit à terme qu’à appauvrir tout le monde, à l’exception des hauts fonctionnaires. C’est le cas de la France et des pays plus atteints par la plaie socialiste.
Derrière une position anti-État, se cache trop odieusement des rapaces fort peu soucieux de principes, pensant seulement à leur profit.

C’est un argument facile et faux. Juge de la validité philosophique et rationnelle, pas des opinions fantasmées des tenants d’une théorie.
Et dans mon dernier post je n'ai même pas évoqué tous les mécanismes qui aident le marché à fonctionner "naturellement": colonialisme, patriarcat...

La colonisation est une affaire d’État. Économiquement, elle n’est pas viable et nécessite qui plus est des moyens formidables. De toute temps, elle a été soit une subvention déguisée à certains industriels aux dépens de l’ensemble des contribuables, soit une entreprise visant à affirmer la grandeur d’une nation et d’un État. Rien de bien libertarien. Conséquemment, elle ne peut être le fait d’individus rationnels agissant pour leur intérêt dans le cadre d’un marché libre.
Merci d’éviter ce genre d’exemples foireux.

Du reste, je n’embarquerai pas dans tes délires sur le patriarcat. De jure, la femme est l’égale de l’homme. Dans ces conditions, il n’y a pas de domination masculine qui tienne.
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